LA FONCTION MARTIALE DU FOIE ET LES OXYDATIONS
Invertébrés dépourvus de globules rouges, de pigments sanguins, indique que l’hématolyse n’est pas l’unique origine de ce corps; cependant en pathologie, dans la malaria spécialement, elle favorise son accumulation intralobulaire. — La richesse ferrique du milieu ambiant, celle de l'habitat des animaux, plus encore la composition originelle des aliments, diverses conditions exercent une action indéniable; il en est de môme des toxines, comme je l’ai vu, avec Lapicque, avec Guillemonat, toxines qui habituellement provoquent une diminution.
En présence de matières organiques, l’oxyde Fe^.dH’O des tissus cède son oxygène pour passer à l’état d’oxyde ferreux; ce corps revient au premier état au contact de l'air : le fer est donc un agent oxydant. D’autre part, l'ensemble des réactions qui s'accomplissent dans le foie donne une moyenne exothermique élevée, qui explique pourquoi le sang le plus chaud est celui des veines sushépatiques. Cette donnée prouve la prépondérance des actes qui consistent à oxyder; les dédoublements n’atteignent que 1/7 de ces réactions totales, proportion empruntée au professeur Gautier, dont les remarquables travaux ont mis en lumière l'importance de ces dédoublements.
On rencontre, du reste, dans ce viscère les principaux produits d’oxydation intime ; on trouve l’urée qui naît en partie à ce niveau ; on décèle l’eau, l ucide carbonique qui passe dans la circulation, qui s’échappe aussi par la bile ; ce liquide est pauvre en oxygène, parce que ce gaz a été consommé par l’activité organique. Or, si de cette notion qui fait du foie un centre pour ces oxydations, on rapproche cette autre donnée qui veut que le fer ait un rôle propre à favoriser ces processus, on est porté, avec