‹ Les défenses naturelles de l'organismeChapitre 19 sur 261 · OBSTACLES OPPOSÉS AUX MICROBES · texte numérisé non relu

OBSTACLES OPPOSÉS AUX MICROBES

la lumière, de la sécheresse, de l’oxygène, de la température, etc. Ils se présentent affaiblis aux portes d’entrée, où les attendent de nouvelles défenses, telles que l’épiderme, les épithéliums, les enduits sébacés ou muqueux ; la résistance de ces membranes, leurs sécrétions toxiques, acides, etc., font de ces barrières des obstacles à la fois physiques et chimiques. — L’action de quelques éléments gastriques ou biliaires, de quelques diastases, se révèle défavorable aux germes, aux toxines; les composés aromatiques, l’indol, le scatol, le phénol, l’oxygène poulies anaérobies, CO2 pour les aérobies, la concurrence vitale dans le canal intestinal, des entraînements mécaniques dus à l’écoulement de la salive, de la bile, du suc pancréatique, de l’urine, des sécrétions de glandules minuscules, etc., une foule d’éléments complètent ces moyens de résistance.

Si la vigilance des cellules se laisse surprendre, les microbes parviennent à s'introduire, à fonctionner dans les milieux clos. Là, encore, ils se heurtent à un troisième groupe de protections constituées par les phagocytes qui englobent, qui digèrent les assaillants, par les humeurs bactéricides qui se révèlent nuisibles aux êtres vivants, par les plasmas anti-toxiques qui s’opposent aux effets de leurs produits.

Phénomène intéressant! ce sont les tissus qui, impressionnés par les toxines, donnent naissance à ces éléments salutaires nouveaux, comme les viscères du goutteux modifiés par les sels de plomb laissent désormais les acides gras s’accumuler.

Il peut arriver que, terrassé par l’attaque, l’être contaminé ne puisse réagir suffisamment pour fabriquer ces corps salutaires en quantité ou en qualité voulue. En prévision de telles défaillances, on oblige un animal eu

Page 1