‹ Les défenses naturelles de l'organismeChapitre 209 sur 261 · TROUBLES RESPIRATOIRES. — MODIFICATIONS THERMIQUES · texte numérisé non relu

TROUBLES RESPIRATOIRES. — MODIFICATIONS THERMIQUES

régulières ou irrégulières, dont le mécanisme est des plus variables. Il est inouï qu’elles soient dues à des rétrécissements des voies aériennes, à l’œdème de la glotte par exemple; plus habituellement, elles correspondent à des bronchites, à des hydropisies, à des inflammations bâtardes pleurales ou broncho-pulmonaires, à ces foyers si bien décrits par Lasègue; elles sont liées, dans plus d’un cas, à des empoisonnements Centraux, bulbaires, portant sur les noyaux des vagues ou encore à des intoxications frappant les hématies devenues moins avides d’oxygène, à des diminutions de capacité respiratoire mesurées par (Mille. Si on ajoute à ces influences les oscillations des conditions physiques de la circulation, on se rend compte que les poisons urinaires sont capables de perturber l'hématose par action bronchique, pulmonaire, nerveuse, sanguine, c’est-à-dire en touchantà tous les éléments qui, par leur concours, constituent l’intégrité de cette grande fonction.

L’hypothermie est constante chez l’animal, alors que, chez l’homme, on enregistre quelquefois l’hyperthermie : une infection associée ou la résorption du tissu rénal peuvent expliquer cette anomalie. — Les sécrétions microbiennes sont plutôt pyrétogônes ; de plus, après avoir établi une contre-pression obligeant le courant urinaire à rebrousser chemin, à entraîner dans les vaisseaux quelques éléments du rein, Lépine voit le thermomètre monter; cette donnée est en accord avec les attributs thermogènes des extraits de tissus, soit du tissu musculaire, notion que j’ai mise en évidence avec Rüffer dès 1888, soit du tissu des viscères, comme l’a indiqué Rouquès. Du reste, je vous ai montré des courbes, qui prouvent qu’un animal placé dans le calorimètre compensateur de d’Arsonval rayonne un peu moins, s’il reçoit

Page 1