TOXICITÉ DE L’URINE DE DIVERS ANIMAUX
de 1’ urine ; c’est la production du calorique plutôt que la déperdition qui se trouve réduite.
En continuant à pousser la sécrétion rénale dans les veines, nous avons provoqué l’abattement, la somnolence, la narcose, le coma, parfois de l’agitation, des convulsions; or, cette variété est celle des accidents nerveux de l’homme qui atteint les périodes ultimes du brightisme.
Le nombre, la variété de ces désordres morbides sont de nature à mettre en évidence l’utilité, l’importance de ce mode de défense par voie d’élimination.
À l’urine humaine nous avons substitué l'urine du lapin, l’urine du cobaye, l’urine du chien, etc. ; chaque fois vous avez pu vous rendre compte des services que peut rendre à l’organisme la spoliation d une telle quantité de matériaux nuisibles : cette défense par élimination appartient à la catégorie des défenses qui existent aux différents degrés de l’échelle des ôtres vivants.
Ces essais m’ont permis de mettre en évidence, devant vous, les oscillations de cette toxicité urinaire. — L'urine sécrétée pendant le sommeil nous a paru moins toxique, mais convulsivante ; celle qui est fabriquée durant la veille est soporifère. Au premier abord, il y a là quelque' chose qui choque ; mais, si on réfléchit, on voit que ces principes excitants ne sont abondants que vers la fin de la nuit et c’est à ce moment qu’a lieu le réveil; on voit également que les substances narcotiques ne sont appréciables que vers la fin du jour, quand le repos va faire place à l’activité. Les neurones sont donc sollicités dans le sens du mouvement dès la période matinale ; ils sont au contraire portés à la somnolence quand vient le soir.
Vous connaissez les progrès réalisés dans le domaine de l’histologie du névraxe ; les cellules nerveuses sont