CHIMIOTAXIE. — THEORIES ORGANIQUES OU PHYSIQUES
Quelques auteurs estiment que dans le cas où il s’agit d’un agent chimique ou d’un parasite, des phénomènes d’attraction ou de répulsion peuvent s’exercer entre cet agent, ce parasite, et ces cellules; capables de reconnaître dans le voisinage la présence de tel produit utile ou nuisible ces cellules accourent, si ce produit est favorable à leur activité ; s’il est défavorable, elles s’éloignent. On décore ces processus de termes à allures scientifiques, uniquement destinées à masquer notre ignorance. Pourquoi tel microbe, tel produit, appellent-ils près d’eux une foule de ces organites? Molière aurait simplement répondu que cet appel tient à ce que ce microbe, à ce que la substance qui a pénétré possèdent une propriété d’attraction ; sans en savoir beaucoup plus, tel chercheur argue des qualités chimiotactiques positives; lorsque au contraire l’éloignement s’est réalisé, on répond que ces qualités sont négatives : pourtant les faits sont là.
Remarquons cependant que le premier élément qui s’accumule n’est autre que de la sérosité, qu’un liquide inerte. Comment donc lui conférer des facultés d’instinct, de sensation? l'n organite peut être placé aussi bas qu’on le voudra dans l’échelle des êtres vivants; on ne peut lui concéder des attributs de vie, s'il n’appartient pas à l’un quelconque des échelons de la botanique ou de la zoologie! L arrivée première de cet exsudât indique que des causes étrangères à cet instinct, à ces sensations entrent en jeu.
Pourquoi ne pas admettre simplement que la vaso-dilatation entraîne une circulation plus lente, plus abondante, un élargissement possible des stomates, des interstices intercellulaires, partant une sortie plus aisée et pour les plasmas et pour les leucocytes?
Cette explication est en accord avec la mise en lumière des propriétés vaso-motrices des toxines, les unes vaso-