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LUTTES LOCALES. — PROTECTIONS CHIMIQUES ; CELLULAIRES

constrictives, comme je l’ai vu avec le professeur Bouchard, avec Gley, en étudiant les poisons pyocyaniques, les autres vaso-dilatatrices, comme l’ont indiqué Morat, Doyon, Arloing, Courmont, en examinant celles de l’aureus.

Que ces leucocytes une fois dans les espaces intercellulaires subissent ces influences d’appel ou de répulsion, la chose est possible, plus vraisemblable en tout cas que lorsqu’ils sont dans les vaisseaux, séparés des bactéries par l’épaisseur de la paroi. Soupçonner au travers de cette paroi l’existence des agents morbifiques, c’est, pour de telles cellules, être susceptibles d’un effort vraiment considérable !

Du reste, si parfois on invoque avec raison cette diapédèse, il ne faut pas faire intervenir sans cesse ce phénomène ; on 11e vérifie pas fréquemment sa réalité, d’autre part, on s’aperçoit que ces cellules sont capables de naître in situ , en partie par prolifération des clasmatocytes.

Quoi qu’il en soit, la lutte se poursuit ; les sérosités se révèlent germicides ; les globules se montrent phagocytaires; ils s’emparent soit des infiniment petits, soit des poussières, des corps étrangers, soit des composés solubles, comme dans le cas où il s'agit de grains de charbon, de vermillon, de peptones.

L’existence de cette lutte, de cette barrière, de ce rempart est l’indice d’un certain degré de résistance de l’économie. Quand le virus syphilitique pénètre chez le fœtus par la voie vasculaire, on n’observe ni chancre, ni lésion locale ; il y a confusion de tous les stades ; le mal est grave.

Il en est de même du virus pneumonique, créateur chez le nouveau-né d’une septicémie rappelant celle de la souris, tandis que chez l’adulte il aboutit au bloc hépatisé.

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