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DÉFENSE FAR LA RÉPARATION DES TISSUS

Expérimentalement, avec de l’huile de croton, du mercure, de la créoline, de la térébenthine, etc., on obtient de telles formations ; aussi, quand on voit des abcès du foie si fréquemment, tout au moins d’une façon relative, privés de germes, on se demande si cette absence dérive de la disparition de ces germes dans un milieu bactéricide, peu nutritif, de leur inclusion dans la paroi, de leur remplacement par des parasites plus élevés, ou bien si ce pus relève des poisons putrides de l’intestin ; cette hypothèse a le droit d’invoquer en sa faveur les propriétés pyogènes de la putrescine, des viandes plus ou moins dégénérées, propriétés établies par Scheurlen.

L’organisme se défend en réparant les pertes qu’il subit soit dans le tissu conjonctif, soit dans les viscères, dans le foie, dans le rein, etc. Tantôt le retour à la parfaite intégrité a lieu; tantôt la terminaison se fait par cicatrice, par une réparation plus ou moins étendue. Dans ces derniers temps de nombreux travaux nous ont appris comment les parenchymes les plus élevés, les plus complexes, se rétablissent; leurs cellules quoique localement différenciées se prêtent à cette évolution que favorise la surabondance de nos tissus; le tiers, le quart du loie, malgré la brusquerie des suppressions, peuvent suffire.

Le système nerveux veille également au niveau des portes d’entrée, des voies suivies par les agents morbifiques toxiques ou autres pour s’introduire dans l’organisme.

L’odorat, la vue, le goût se prêtent un mutuel concours pour distinguer les matières utiles des éléments nuisibles. L’odeuV de l'ipéca provoque un réflexe qui va jusqu’à faire naître, comme chez la femme du pharmacien dont parle Trousseau, une crise d’asthme : c est une réaction qui dépasse la mesure.

L’œil, par l’aspect extérieur, par les colorations nous

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