‹ Les défenses naturelles de l'organismeChapitre 239 sur 261 · PORTES D’ENTRÉE ET DÉFENSES. — LES SENS · texte numérisé non relu

PORTES D’ENTRÉE ET DÉFENSES. — LES SENS

renseigne sur la valeur (les aliments, sur leur fraîcheur, qualités que le nez sait aussi dépister. — Le goût, les saveurs font distinguer entre elles diverses substances, deux poudres blanches, par exemple, la quinine et le bicarbonate de soude, qui ont des apparences identiques. De ces sensations naît le dégoût qui nous protège contre l’introduction d’une série de produits, tandis que, dans des conditions opposées, le goût, l'appétence, les sécrétions glandulaires, la salivation, sont mis en éveil.

En dépit de ces modes de défense des éléments nuisibles peuvent pénétrer; le système nerveux poursuit la surveillance. Ces éléments, échappant aux métamorphoses digestives, fermentent, se putréfient; les dérivés de ces fermentations irritent les terminaisons des nerfs et le vomissement rejette à l’extérieur ces corps toxiques. — Au lieu de succéder à des sollicitations périphériques portant sur les filets du glosso-pharyngien ou du vague, ce vomissement peut être d’origine centrale ; les poisons des règles, dans le cas d’aménorrhée, les composés de l’urémie transportés par la circulation impressionnent le bulbe qui oblige l’estomac à se vider; une même substance placée dans le canal digestif ou injectée dans les capillaires, le tartre stibié, les principes putrides, etc., déterminent par des mécanismes différents les mêmes phénomènes.

Quand l’intestin se contracte, évacue son contenu, à la suite des accidents du botulisme, le système nerveux sollicité par voie réflexe ou directement n’est pas étranger à ces résultats. Il suffit de se souvenir des malaises, des sueurs froides, des vertiges qui précèdent de telles évacuations, par contre de la sensation de bien-être qui leur succède, pour apprécier les services rendus à l'économie.

Au niveau des voies respiratoires, comme l’a montré

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