‹ Les défenses naturelles de l'organismeChapitre 240 sur 261 · RESPIRATION. — DÉFENSE CONTRE L’ASPHYXIE · texte numérisé non relu

RESPIRATION. — DÉFENSE CONTRE L’ASPHYXIE

Meunier, le mucus, les vibrisses, les rétrécissements des fosses nasales, les sécrétions agglutinantes de ces cavités, l’épithélium, les cils vibratiles, la phagocytose, etc., protègent l’entrée; les réflexes sous la forme de l’éternûment, de la toux, prêtent leur concours. Que de germes, que de granulations, que de corps étrangers rejetés par ces efforts expirateurs! Il suffit, pour mesurer l’importance de ces phénomènes, de rappeler le danger des inflammations bronchiques aux deux extrémités de l’existence, chez l’enfant qui faute d’éducation, chez le vieillard qui faute de forces sont impuissants à réaliser le réflexe provocateur de l’expectoration. Chez eux les sécrétions putrides, purulentes s’accumulent, descendent jusqu’aux alvéoles, faisant succéder la broncho-pneumonie aux bronchites. •

D'ailleurs, c’est à une excitation cutanée qu’on rapporte le premier mouvement respiratoire; cette sollicitation s'adresse à des centres nerveux préparés par une longue accoutumance s’exerçant de génération en génération; dans les lobes, dans les neurones des circonvolutions se trouvent eu quelque sorte imprimés par suite d une longue rétentivité et la notion du mécanisme respiratoire et le souvenir du besoin de l’hématose; les différences de température, l’intégrité des racines sensitives, comme l’a établi Catherine Schipiloff, influencent aussi ce phénomène.

Quoi qu’il en soit, la participation du système nerveux à cet acte de défense contre l’asphyxie n’est pas douteuse ; partant on doit admettre l’intervention de ce névraxe dans le jeu des mutations nutritives conséquences de ces mouvements respiratoires, qui protègent l’économie soit en conduisant à l’extérieur CO8, soit en introduisant 0* ; les rapports de c-es deux principes règlent l’activité de ces modes de protection plus ou moins automatiques,

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