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RÔLE PROTECTEUR DE LA TEMPÉRATURE : FROID; CHALEUR

tant plus que ces corps, souvent de nature diastasique, engendrent des eiïets sans rapport avec la dose utilisée.

Il est, du reste, possible de créer ces vaccins figurés en faisant agir d'autres agents que l’O1 ; entre les mains de Toussaint, surtout de Chauveau, à 42, 43, 44, la chaleur a fourni d'excellents résultats que le froid ne permet pas d'obtenir. D’ailleurs, au point de vue général, l’élévation thermique apporte à l’organisme un concours défensif inliniment plus utile que l’abaissement. D’une part, cette élévation réduite à quelques degrés excite plutôt l’énergie cellulaire, l’activité des phagocytes, comme l’a observé Maurel, tout en affaiblissant la virulence des parasites; d’autre part, cet abaissement ralentit les échanges, pendant qu’il modifie à peine la pullulation des infiniment petits. Sauf exception, sauf quelques éléments thermophiles, les infiniment petits, déjà atténués entre 42 et 60, succombent entre cette température et 100 ou 120; par contre on sait que Montefusco, que Renk ont décelé des bactéries jusque dans la glace, dans la neige : comment s’étonner des épidémies hivernales! Avec d’Arsonval, même en descendant à — 65, nous n’avons pas supprimé toute vitalité. Des essais poursuivis avec cet auteur, grâce aux abaissements de — 200 que permet d’obtenir l’air liquide, vont révéler ce que deviennent les microbes dans ces conditions ; ces températures qui sont celles des espaces se rapprochent du zéro absolu, de — 273, limite où par hypothèse toute molécule rentre dans le repos, où les réactions vitales cessent complètement.

Il ne faut pas croire que ces protections ne visent que les bactéries ; il est à peine besoin de remarquer que les poisons extérieurs sont plus ou moins modifiés par ces oscillations thermiques; la congélation, le chautlage à 70

hyperthermie légère : EFEETS favorables.

altèrent les toxines, les diastases; les basses températures restreignent l'action de la vératrine, tandis que les augmentations de chaleur accroissent celles du curare ou de la digitale, etc.

Une partie de ces variations dépend de l'influence de ces oscillations thermiques sur le fonctionnement des appareils, en particulier sur celui du système nerveux ; abaissez ou élevez le degré du thermomètre, et vous constatez des changements dans la conductibilité, dans l’excitabilité, etc. ; sous de semblables influences Galeotti enregistre des anomalies dans l’orientation des noyaux et Verwey inscrit des irrégularités de la courbe musculaire.

Les expériences de Cheinisse, d’autres encore, ont mis en lumière le rôle d’une légère hyperthermie; chacun sait, d’ailleurs, l’action de cette hyperthermie sur l’azote, sur CO2, sur O2, sur la polypnée ; en somme elle accélère la nutrition.

La pression agit médiocrement, à moins qu’elle ne s’exerce, comme je l’ai vu avec d’Arsonval, sous un gaz spécial. C’est ainsi que si on utilise l’acide carbonique à 120 atmosphères, on agit plus énergiquement que si on opère à 250 avec l’air; pourtant il suffit de s’élever à 1500 à 2000 mètres, pour voir s’accroître la teneur globulaire, les proportions d’hémoglobine.

La sécheresse, la dessiccation constituent un moyen de défense moins inactif que cette pression ; cependant la résistance des germes, quoique des plus variables, est assez notable. C'est ainsi que Dunham a vu ces germes persister plus ou moins longtemps sur des pièces de monnaie, Nikolski sur des étoffes, Abel sur des jouets, Trouskolaski sur des feuilles de papier, Schneider sur des grains de raisin, Roth sur des corps gras, Uffelman. Pavlow, Cornet dans l'air des salles de casernes ou d’hôpital, etc.

humidité; dessiccation; OZONE; électricité.

Le degré d’humidité corrige eu général cette influence dépressive; Dempster, Asher, Diatroptow ont analysé les eflets des proportions hygrométriques, qui font que l’atmosphère des caves, des égouts, est relativement riche en parasites. Toutefois, comme l’ont montré Alessi, Sirena, Marpman, Waliczek, Guyon, Momont, la qualité du germe est le principal facteur de ces variations; quelles que soient, par exemple, ces conditions, le bacille de la peste est beaucoup plus vite détruit que celui de la tuberculose. En tout cas, du moment où l'insuffisance de l'eau ne permet pas de larges arrosages, il vaut mieux s'abstenir que de mettre, en temps d’épidémie, entre les pavés quelques gouttes de liquide; ce liquide protège les germes, forme un bouillon, dissout des principes de nutrition, etc.

Par exception, des gaz particuliers peuvent se répandre dans l’atmosphère et se comporter à la façon des antiseptiques; leur influence est médiocre, comme est médiocre celle do l’ozone, d’après Chritsmas, etc. ; cependant de récents travaux, en joignant à cette influence celle de la divisibilité à l’infini, ont avec quelque succès tenté une réhabilitation de ce gaz.

L’électricité intervient indirectement en engendrant cet ozone, plus encore de la chaleur ou différents produits; c’est à ce titre que ce fluide agit dans les expériences de Spick. de Mendellsohn, de Gottstein, de Bessmer, d’Eohne, de Laquerrière, d’Apostoli. Grâce au professeur d’Arsonval, nous avons fait intervenir cet élément directement, par lui-même ; or, son action est minime relativement à celle de la température ou de l’oxygène; c’est à peine si les courants de haute fréquence font fléchir les fonctions de sécrétion, alors que ces courants agissent nettement sur l’organisme animal, alors que d’après

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