MODIFICATION DES TISSUS, DU NÉVRAXE
appareil; il intervient on s’opposant à l’accumulation de composés nuisibles, puisque ces composés manifestent leur présence si on le supprime, puisqu’ils disparaissent si on le rétablit.
Le névraxe subit à un haut degré l’influence des poisons qui s’entassent après la destruction de ce viscère. On sait, en particulier, à quel point les fonctions, les réactions psychiques dépendent de l’appareil thyroïdien, soit que cet appareil agisse directement sur les circonvolutions, soit qu’il intervienne en les plongeant dans l’œdème? Il suflit d’interroger les réflexes des myxœdématoux pour s’apercevoir promptement des modifications apportées aux réactions nerveuses. Non seulement ces réactions sensitivo-motriees sont torpides, mais toute la puissance trophique laisse à désirer ; la peau est sèche, rugueuse ; l’épiderme s’épaissit ; les poils perdent leur brillant; la nutrition des tissus souffre à divers points de vue. Du reste, la moelle offre des détériorations parfois profondes; ces détériorations expliquent, pour une part, les anomalies nutritives, les altérations osseuses, les modifications oculaires signalées par Rochon-Duvigneaux, les lésions cutanées observées chez les myxœdémateux, etc.
Dès 188G Ewald avait, d’ailleurs, montré que l’extrait aqueux de cette glande possède, à l’égard de ce névraxe, un pouvoir nocif à la vérité assez faible mais réel ; Oliver et Schafer, plus encore Haskovec, en 189o, en 1896, reconnurent à cet extrait des propriétés vasodilatatrices, tandis que Vassale et Gley mettaient en lumière expérimentalement ses attributs en quelque sorte thérapeutiques.
Ces attributs relèvent-ils uniquement de l’iodotbyrine de Baumann? Cet auteur, avec lui Goldmann, Roos,
Charrin. — Les défenses natur. de l’organ.