DÉFENSE CONTRE LES POISONS IIYPOSTHÊNISANTS
Albanese, etc., sont destinées à protéger l’économie contre des poisons musculaires, surtout contre les poisons hyposthénisants, qu’on a voulu rapprocher de la neurine, du curare, de la pyrocatéchine, etc. Il est certain que leur destruction entraîne une perte de forces notable: vous pouvez en juger en comparant les tracés placés sous vos yeux. — Le premier est celui d’un sujet normal, peu différent et par le poids et par l’âge du second de ces sujets qui est atteint de tuberculose; le troisième est celui d’un addisonien. Assez souvent, ces addisoniens sont des bacillaires; il est donc légitime de prendre un témoin frappé par le bacille de Koch, atin de savoir si ce virus doit être mis en cause à propos des modifications enregistrées.
Ces tracés ont été pris, en appliquant i’ergographe de Mosso ; ils indiquent clairement les efforts musculaires dont sont capables les muscles do l’avant-bras, spécialement ceux qui impriment au médius des mouvements de flexion. Il est aisé de voir que l’addisonien, beaucoup plus promptement que le sujet sain, atteint les limites qui séparent l’exercice de la fatigue; il devient impuissant à soulever des poids, alors que ce sujet sain continue à fonctionner régulièrement, alors que le phtisique peut encore fournir une force appréciable.
Si, du reste, on examine les effets de l’injection des extraits organiques empruntés aux animaux privés de ces capsules, on constate l’apparition do cette hyposthénie; ce phénomène, capital chez l’homme, est plus important peut-être, quoique plus masqué, que la pigmentation.
A cet égard, les recherches n’ont, d’ailleurs, pas été des plus heureuses. — Le rat supporte, moins péniblement que d’autres espèces, l’ablation des viscères surrénaux ; quelques-uns de ces animaux conservés par Boinet,
60 FONCTIONS ANTITOXIQUES DES CAPSULES SURRÉNALES.
malgré cette ablation, offraient quelques taches de pigment, surtout sur les séreuses; on sait bien également que ce pigment existe dans ces capsules, dans la couche médullaire ; néanmoins, on se demande si les nerfs à eux seuls ne sont pas capables d’engendrer ces modifications? On publie, de temps à autre, des observations de maladies d’Addison ayant laissé indemnes ces capsules, comme dans un cas signalé par Rispal ; Arnaud, Alezais ont soutenu la participation des plexus nerveux à la genèse de ces troubles.
Il convient, du reste, de remarquer que cet extrait n’améliore pas la maladie, à la manière du suc du corps thyroïde utilisé dans le myxœdème, type absolu d'opothérapie. A ce sujet, on a publié des observations assez contradictoires; je crois avoir tenté, avec Abelous et Langlois, le premier essai, d’ailleurs sans résultat manifeste. On a, depuis lors, enregistré des améliorations, par exception des guérisons ou même des accidents ; P. Courmonl a vu, dans quatre cas, des viscères de chien provoquer, chez l’homme, des convulsions, du collapsus, la mort. — Il est nécessaire de signaler ces accidents causés par ces organes, comme d’autres le sont par le corps thyroïde ; l’enthousiasme opothérapique a parfois besoin de contrepoids et de sincérité.
A vrai dire, malgré quelques altérations du sang signalées par Bottazzi, ces capsules sont loin d’avoir sur les mutations nutritives des influences comparables à celles de l’appareil thyroïdien.
Les relations rattachant les glandes internes aux métamorphoses toxiques devaient fatalement conduire les expérimentateurs à s’enquérir des attributs de ces éléments capsulaires vis-à-vis des poisons.
Si on triture des volumes déterminés d’une unique