CAPSULES SURRÉNALES ET INFECTION
solution de nicotine avec des poids égaux de ces capsules, de tissu musculaire, de parenchyme hépatique, on constate, après filtration, que les liquides obtenus offrent des toxicités analogues, qu’ils aient subi l’action du foie ou celle de ces organes ; ces toxicités sont légèrement inférieures à celle du produit mélangé au muscle. La preuve est simple à fournir; vous pouvez en juger par les phénomènes que présentent ces trois lapins, dont chacun a reçu l’un de ces trois liquides. Aussi n est-on pas surpris d’apprendre que l in jection sous-cutanée de diverses substances nuisibles est suivie de modifications accentuées dans la structure de ces viscères, parfois même d’hypertrophie, de cette hypertrophie signe d’un fonctionnement exagéré; ces organes exercent à cet égard une réelle fonction de défense!
Est-ce à l’aide de la pyrocatéchine ou d’un autre composé que s’exécutent ces fonctions? on l’ignore; ce que l’on sait, c’est que ce fonctionnement est incomplet, quand disparaissent certaines réactions centrales, celle, par exemple, qu’on obtient à l’aide du perchlorurede fer.
Que des relations existent entre ces capsules surrénales et l’infection, c’est là une donnée aujourd’hui indiscutable. Jetez les yeux sur ces deux groupes de capsules ; les unes pâles, jaunâtres proviennent d’un cobaye sain; les autres dérivent d’un animal de même espèce qui, après avoir reçu sous la peau un quart de centimètre cube de toxine diphtérique, a succombé au bout de quarante-deux heures ; or, vous constatez à quel point elles sont congestionnées ; si vous pratiquez une coupe, vous notez que des hémorragies accompagnent cette congestion ; vous notez aussi que le volume est plus, considérable, bien qu’on ait choisi un animal pesant 2ü grammes de moins que le témoin.