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VARIATIONS DANS L’ÉLIMINATION DES POISONS

mètres cubes, soit 38 à 75 par kilogramme, pour amener la mort dans un délai de douze à trente heures; une injection intraveineuse réalisée sous vos yeux a montré que ces accidents ne sont pas immédiats.

On constate, après ces injections, une hypothermie peu marquée, surtout si on tient compte de l immobilité de l’animal attaché pendant trente à cinquante minutes ; d’autre part, assez souvent on enregistre une hémoglobinurie que l’addition de chlorure de sodium supprime ou qu’on obtient parfois simplement en faisant pénétrer les acides que renferme le volume toxique de cette sécrétion cutanée ; ces données mettent en cause une double intervention : celle de l’eau trop pauvre en sels, celle de ces acides. Du reste l’extrait éthéré se montre également actif.

A l’état pathologique, les résultats sont autres. — On connaît depu is longtemps les sueurs d’urée des brigh tiques , et Polacci a décrit, chez ces briglitiques, des lésions des glandes de la peau. De son côté, Cabitto a vu le liquide sudoral des épileptiques, après la crise, tuer à 15, à 20 centimètres cubes; on dirait que, dans cetto maladie, l’accumulation d’une foule de poisons va croissant jusqu'au moment où cette toxicité devient suffisante pour déclencher les centres psycho-moteurs. A cet égard, il y a lieu de remarquer qu’une excitation quelconque portant sur ces centres détermine de pareilles attaques, que cette excitation soit attribuable à un agent mécanique, physique, en particulier à un courant, ou bien qu’elle dérive d'une émotion, de l’intervention de toxines spéciales.

Queirolo a observé l’accroissement de cette toxicité sndorale au cours de plusieurs maladies infectieuses, de préférence au cours de la variole, dont les germes primitifs ou secondaires font pour ainsi dire effort vers le

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