RÉACTIONS NERVEUSES CUTANÉES. — POUVOIR TROPHIQUE
suite aux brûlures, au vernissage de la peau ou encore aux applications du froid, pour célébrer l’importance du rôle de défense rempli par les glandes de la surface ; on a rapporté ces troubles à un défaut d épuration, conséquence de leur fonctionnement incomplet. Là encore, les processus sont plus complexes.
Dans ces conditions, lorsqu’un enduit revêt l’épiderme, lorsqu’une impression de refroidissement humide ferme les réseaux superficiels, on voit la toxicité des plasmas s’élever plus ou moins, la respiration cutanée cesser en grande partie, la température fléchir, les hématies se détruire, les viscères profonds se congestionner, les excrétions s’abaisser, les gaz de la circulation, d’après Quinquaud, l’oxygène surtout, diminuer plus ou moins ; on note, avecTirelli, la formation de leucomaïnes particulières, ou, suivant Kianicine, Mosler, Edenhuizen, Kierulf, etc., l’apparition de composés ammoniacaux, plus spécialement de formiates, etc.
En outre, il ne faut pas oublier que la peau est une membrane nerveuse, où s’épanouissent des milliers de blets plus délicats les uns que les autres ; une irritation de ces filets, une simple friction suffisent pour modifier la nutrition, pour faire naître l’albuminurie. Or, le pouvoir trophique du système nerveux ne se borne pas à cette propriété qui se révèle apte à développer des érythèmes, des chutes de poils; ce pouvoir régente aussi les mutations nutritives elles-mêmes, règle également la consommation du sucre, etc.
A d’autres égards, Max Hermann, von Piatters, Zielonko, Overbeck, Nussbaum, etc., perturbent la circulation rénale, en rétrécissant momentanément la lumière de la veine ou de l’artère; ils suppriment, quelques instants après, ces obstacles incomplets, et néanmoins, dans plus