CIRCULATIONS SUPERFICIELLE ET PROFONDE
d’un cas, la cellule altérée continue à laisser passer l’albumine. — Les lois de suppléance, de balancement, qui régissent les rapports des réseaux superficiels et profonds, n’ont pas, en raison des centres périphériques propres à chaque viscère, le caractère d’absolue régularité qu’on a supposé, qu’on suppose encore, malgré les travaux de Wertheimer; il n’en est pas moins vrai que le refroidissement, que l’humidité, qu’une dermopathie propre à annuler un territoire considérable de la surface, engendrent, par refoulement, l’obstruction sanguine des reins. Dès lors, les épithéliums des tubuli se trouvent placés dans les conditions précisées par les expériences à l'instant invoquées de Max Hermann, de von Platters, de Zielonko, d’Overbeck, de Nussbaum ; ces épithéliums deviennent promptement granuleux, modification anatomique qui n’est même pas nécessaire; les désordres réalisés dans la vitesse, dans la pression suffisent pour porter atteinte à l’intégrité de la physiologie de l’émonctoire urinaire.
Ainsi, des perturbations se développent, en dehors du défaut d’action des glandes sudoripares; une fois de plus il ne convient pas de faire reposer ces accidents uniquement sur le manque de protection qui résulte de la suppression partielle de ces glandes ; le mécanisme de ces accidents est autrement complexe.
Remarquons incidemment que la maladie peut s’installer sans qu’un seul microbe ait à intervenir ; ce sont bien là les vieux agents étiologiques, le froid, l’humidité ou des brûlures, des détériorations cutanées d’origine physique, comme aussi d’origine morbide, qui ont provoqué le mal. Assurément en favorisant l’auto-intoxication, en abaissant la vitalité des tissus, ces agents préparent la voie à l’infection; mais, si cette infection se déve-
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loppe, c’est h titre de complication, d’élément surajouté.
Les glandes sudoripares défendent encore l’organisme en éliminant des poisons, puisqu’on retrouve dans la sueur certains médicaments ingérés, la quinine, l’arsenic, l’antipyrine, etc. ; toutefois, cette défense contre les composés toxiques n’est pas aussi considérable que pourraient le faire croire à première vue d’abondants écoulements : l’analyse des doses retrouvées le prouve surabondamment.
Il n’est peut-être pas inutile, au sujet du rôle que l’ancienne doctrine accordait aux sudations intenses, d'apprécier certaines pratiques au point de vue thérapeutique, d’autant plus que cette opinion a même franchi les limites de la médecine pour devenir une sorte de préjugé populaire : pour un oui, pour un non, on soumet le malade à des transpirations abondantes. Or, bien que les résultats démontrent l’excellence, dans quelques cas, de semblables pratiques, il convient cependant de réfléchir, de ne pas abuser de ces procédés.
Lasueur renferme 990 à 995 d’eau p. 1000, tandis que la teneur des larmes n’atteint que 980 à 983, celle de l’urine 956 à 960. D’autre part, si on injecte, dans les vaisseaux, le contenu vésical, on provoque des accidents mortels immédiats, dès qu’on a introduit 40 à 50 par kilogramme ; avec la sécrétion sudorale, en allant à 70, l’animal ne succombe que plusieurs heures après. — Ces chiffres indiquent, en premier lieu, qu’un litre d’eau qui sort par les reins entraîne une quantité de poison capable de tuer rapidement environ 20 000 grammes de matière vivante; ils indiquent en second lieu, qu’un même litre d’eau qui s’échappe par les glandes de la peau conduit à l’extérieur une dose de principes toxiques pouvant faire succomber, avec une lenteur relative, 14 000 grammes de cette matière vivante. Or, la réserve aqueuse de