LA SURFACE ET LES DÉPERDITIONS DE CHALEUR
(lu reste, aisément, qu’une source donnée de calorique placée au centre d’une sphère creuse se répande beaucoup plus vite, si à une de ces sphères de faible diamètre, on en substitue une seconde, double ou triple. A ce point de vue il est donc élémentaire de compter avec les dimensions de ce revêtement externe, car plus ces dimensions sont considérables, plus la chaleur interne s’échappe aisément, plus les tissus doivent faire effort pour réparer ces pertes ; l’organisme qui n’obéit pas docilement à cet impérieux besoin, à cette soif d’énergie, à cet aiguillon vital, a bientôt fait de tomber en déchéance.
Ces réparations exigent un travail complexe de la part de nos organes, travail qui ne saurait s’exécuter sans un degré d’usure assez marqué. Instinctivement ou parfois, si les oscillations sont trop prononcées, en connaissance de cause, l’économie imprime à ses échanges une activité plus ou moins exagérée, de façon à libérer, sous forme de calorique, une somme d’énergie capable de maintenir la thermogcnêse dans des limites normales. — Lorsque dans une habitation le thermomètre descend, parce qu’on a augmenté l’espace à chauffer en mettant plusieurs pièces en communication, on oblige, pôur obtenir l’égalité de température, les appareils à combustion à brûler davantage, d’une manière plus intense ; au besoin on porte au rouge les parois du poêle; on use le métal. De même, quand les viscères se refroidissent sans mesure, une suractivité s’efforce de réparer cette chute; mais l’équilibre ne se rétablit qu’au prix d’un fonctionnement organique accentué, partant d une usure appréciable.
Or, à cet égard, que se passe-t-il en fait, si on envisage les oscillations de l’espèce humaine? Celui qui calcule la surface externe d’un homme normal de 7d kilogrammes