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DÉFENSES CONTRE LE FROID. — LE FRISSON

En premier lieu, si la température fléchit, la peau pâlit, les réseaux superliciels, dont les glandes externes par leurs surfaces multiplient les mailles, se ferment brusquement; l’économie restreint ses pertes, ses dépenses; elle rayonne avec moins d’intensité. Toutefois, cette modification n’implique nullement une diminution réelle dans la thermogenèse ; souvent, en effet, parallèlement les mouvements respiratoires ou cardiaques s’accélèrent; les échanges deviennent plus actifs.

Ces changements s’enregistrent surtout lorsque l'économie est obligée de se protéger contre des abaissements considérables de température ; alors, on observe un accroissement dans l’oxygène consommé, dans CO2 produit; alors on voit la nutrition opérer des mutations plus rapprochées. Malgré ces efforts, si on ne consultait que l’état de la surface, on pourrait croire à de l’hypothermie, tandis que ces processus suffisent dans plus d’un cas à maintenir, sinon à élever la température centrale.

Lorsqu’on dépit des précautions indiquées par l’intelligence ou les sens, lorsqu’on dépit des efforts ou des échanges, cette température continue à fléchir, l’organisme se défend à l’aide du frisson, autrement dit. il se réchauffe grâce à une série de contractions musculaires courtes, rapprochées, subintrantes — Pour se faire une idée do la portée de ce procédé do défense, il est bon de rappeler que la masse des muscles à elle seule mesure SO p. 100 de la masse totale et que les calories fournies par elle atteignent les deux tiers ou les trois quarts de la somme des calories formées dans les vingt-quatre heures ; il est également bon de remarquer qu’un muscle qui no supporte aucun poids livre plus d’énergie sous forme de chaleur.

Pour ce frisson, comme pour la sudation, le mécanisme

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