INFLUENCES MORBIFIQUES DES VARIATIONS THERMIQUES
de production est double ; il se développe soit par voie réflexe, soit par voie centrale. D’ailleurs, des excitations mécaniques ou autres du cerveau, en particulier des zones motrices, des circonvolutions rolandiques, mettent en lumière la participation directe de ces centres à cette protection de l’organisme réalisée par l’accroissement de la chaleur engendrée plus encore que par la diminution des pertes.
Il suffit d’exposer des animaux au froid ou à l liyperthermie pour se rendre compte de l’influence de pareils agents, partant de l’importance de la défense de l’organisme à leur égard.
Une chaleur ambiante de 40 à 44° maintenue pendant quelque temps entraîne des dégénérescences granuleuses des épithéliums, des altérations musculaires, des modifications dans les proportions des gaz du sang ; la toxicité des humeurs augmente ; le cœur, le névraxe, les poumons offrent une série de troubles fonctionnels, etc. Pourtant, il est juste de reconnaître que, dans le nombre des désordres attribués au calorique, il en est, tel que le coup do chaleur, qui dérivent des propriétés des rayons chimiques; on sait qu’on peut observer des lésions cutanées de cet ordre au sommet du mont Blanc ; on sait qu’on enregistre, suivant Moleschott, Platen, Fubini, des oscillations do la perspiration sous l’influence de ces mêmes rayons. Chose curieuse! ce sont aussi ces rayons chimiques qui agissent de préférence sur les cellules bactériennes!
La loi de Pasteur qui proclame la stérilité des milieux clos est vraie d’une façon générale, mais souffre des exceptions ; ces exceptions deviennent moins rares, si on abaisse la température des animaux; alors le sang donne des cultures 2 ou 3 fois sur 20. Voilà donc le froid qu’on voulait rayer do la liste des agents étiologiques