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LES OSCILLATIONS DE L’ÉTAT PHYSIOLOGIQUE

Voilà pourquoi môme transportées clans la sphère des agents extérieurs, ces recherches de nos maîtres ne perdent pas contact avec le domaine de la biologie ! A tout instant ces travaux, de près ou de loin, amènent à prendre en considération les modifications subies par l’organisme, modifications ordinairement d’autant plus profondes au point de vue anatomique qu’elles sont plus intenses au point de vue physiologique ; une cellule glandulaire, qui fonctionne sans cesse d’une manière active, éprouve des changements protoplasmiques infiniment plus prononcés que ceux que présente une fibre élastique dont la mise en jeu est purement passive.

Ces études de biologie générale sont bien propres à établir que l’état normal de l’économie n’est pas cristallisé dans un moule étroit; cet état est au contraire susceptible d’une série de variations; il se meut entre des limites, au delà ou en deçà desquelles il fait place à l’état pathologique ; il n’est même pas toujours aisé de fixer le point où finit le premier, où commence le second. Il est, par exemple, plus d’une fois difficile de dire dans quelles proportions peut fléchir ou s’accroître la sensibilité, avant que ces oscillations ne méritent d’être qualifiées d’anesthésie ou d’hyperesthésie; de même, on hésite à employer les désignations de diabète, de brightisme, en présence d’une augmentation légère de la glycémie ou de l’imperméabilité rénale.

Jadis, plus encore qu’au jourd’hui, l’idée de maladie évoquait par-dessus tout des processus insolites, complètement étrangers à l’organisme, à son anatomie aussi bien qu’à sa physiologie; actuellement, nos conceptions sont à cet égard quelque peu différentes. Pourtant, cette ancienne manière de voir comporte, par circonstance, une part de vérité ; c’est ainsi que la foudre, qu’une

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