‹ Les défenses naturelles de l'organismeChapitre 93 sur 261 · PROTECTIONS AU NIVEAU DU PHARYNX, DES BRONCHES. H · texte numérisé non relu

PROTECTIONS AU NIVEAU DU PHARYNX, DES BRONCHES. H

nasales protège les muqueuses bronchiques ou pulmonaires contre l’action du froid. Or, il suffît d’introduire directement dans la trachée un courant aérien pour mettre en évidence les inconvénients de ces contacts d’un gaz desséché, privé d’humidité, non lubrifié, et surtout à basse température ; l’expérimentation réalise ces conditions ; la pathologie les fait naître de son côté. Aussi, chez les sujets trachéoto misés, place-t-on à l'orifice de la plaie un large, un épais gâteau d’ouate ou de gaze humide; l’air contraint de passer par des milliers d’interstices se filtre, s’échauffe, devient moins sec. Néanmoins, ces moyens palliatifs n’accomplissent que grossièrement le rôle de défense dévolu aux sécrétions comme à la disposition des fosses nasales; il n’est pas rare de constater, dans ces circonstances, l’éclosion de bronchites, de broncho-pneumonies plus d’une fois mortelles.

Au niveau du pharynx, les produits introduits rencontrent encore du mucus, des parois lubrifiées; les bactéries, retenues sur ces parois, sont encore affaiblies par ces principes muqueux ; elles deviennent une proie facile pour les leucocytes si nombreux dans cette membrane, car nul n’ignore l’abondance, dans cette zone, des follicules de tissu lymphoïde.

Lès bronches, les lobules ne sont pas dépourvus de défenses ; ces défenses achèvent l’œuvre commencée, grâce à l’épithélium, grâce aux cils vibratiles de cet épithélium, grâce à la résistanco de ce revêtement qui s’oppose à une trop libre entrée des germes ; deux séries d’expériences mettent en lumière l’utilité de ces modes de protection.

Tout d’abord, si, avec Gamaléia, on place des microbes dans ces conduits aériens, des pneumocoques, par exemple, on voit ces microbes demeurer latents tant que

Chardin. — Les défenses nalur. de l'organ.

Page 1