‹ Les défenses naturelles de l'organismeChapitre 95 sur 261 · DÉFENSES BUCCALES. — LA SALIVE · texte numérisé non relu

DÉFENSES BUCCALES. — LA SALIVE

par suite facilite levolution de l’un des agents dont jusque-là l’existence était demeurée latente.

L’air qui pénètre par la cavité buccale échappe, en grande partie, aux défenses placées en avant-garde dans les fosses nasales. Or bien souvent, malheureusement, l’habitude ou surtout des malformations nasales obligent à user de cette voie buccale. Là le chemin est plus librement ouvert ; pas de défilés, pas de frottements, pas de réchauffements. Sans doute, la salive exerce une influence qui n'est pas négligeable, mais ses qualités à l’égard des germes ne valent pas celles du mucus ; en s'écoulant en abondance elle est capable d’expulser les parasites; toutefois, elle n'exerce pas sur eux, du moins au même degré, cette action d’agglutination, de rétention propre aux composés muqueux.

Cependant Sanarelli lui attribue une certaine vertu bactéricide. A coup sûr, cette humeur n’a pas les propriétés du sublimé, des antiseptiques énergiques; nos propres éléments seraient les premiers à souffrir de telles influences. Mais dans ce liquide, les parasites ne se multiplient pas, n’évoluent pas, 11e sécrètent pas aussi librement que dans un bouillon pur ; s’il eu était autrement, nous serions sans cesse livrés aux attaques du pneumocoque, du streptocoque, des staphylocoque, etc., etc. !

Une fois encore, pour mériter d’être rangée au nombre des principes bactéricides, une substance ne doit pas fatalement détruire radicalement les microbes; si cette action s’exerce avec ce haut degré d’énergie, tout est pour le mieux; il n’en est pas moins vrai qu’un produit qui diminue, dans une mesure quelconque, la pullulation, le fonctionnement des germes a droit à ce titre. Que ce terme laisse à désirer au point de vue grammatical? la chose est possible; quoi qu’il en soit, l'usage actuelle-

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