MODES DE PROTECTION DU LIQUIDE SALIVAIRE
mont a prévalu; l’expression est couramment employée ; tout agent capable de réduire dans des proportions variables l’activité d’une bactérie est réputé microbicide : c’est le cas des sérums, d’une foule de composés plus ou moins organiques.
Ilugenschmidt, qui a étudié de son côté les attributs de cette sécrétion, rapporte à la phagocytose, à l’arrivée des cellules que provoque l’apparition de ce liquide salivaire, une influence marquée au point de vue de la défense; Triolo estime, pour sa part, que ce liquide des glandes externes n’est pas dépourvu de toute propriété de défense.
La salive protège également l’économie par des procédés purement mécaniques ; elle entraîne, en s'écoulant, les germes des surfaces, plus encore ceux qui tentent de s’enfoncer dans les canaux glandulaires. A cet égard, la pathologie est pleine d’enseignements ; elle nous révèle la fréquence relative des parotidites au cours des fièvres, lorsque la sécheresse buccale indique nettement que des toxines, agissant à la façon de l’atropine, tarissent les sources. Alors se réalisent ces infections ascendantes qu’on retrouve chez les anuriques, chez les malades dont un calcul obstrue l'uretère, le cholédoque, infections qui, en dehors du rein, du foie, des parenchymes considérables, envahissent aussi les glandules de moindre importance.
11 convient, en outre, de rappeler que l’analyse décèle, dans ces sécrétions, des substances anomales, dont l’économie, livrée aux intoxications, s’exonère par toutes les voies mises à sa disposition : le plomb du saturnin, le mercure, le phosphore, l’arsenic, le cuivre, le bismuth, le sucre du diabétique, l’urée du brigh tique, etc., attestent que les produits d’origines externe ou interne s’échappent en partie à ce niveau, par l’intermédiaire des