STOMATITES DITES TOXIQUES. — ENSEIGNEMENTS VARIÉS
glandes externes. Toutefois, ces éliminations empruntent des chemins qui ne sont pas nécessairement destinés à cette émonction ; il en résulte quelques altérations, des stomatites, des gingivites.
Considérées en elles-mêmes ces inflammations sont exemptes d’un grand intérêt ; mais, en réfléchissant, en interprétant les faits, on leur arrache les enseignements qu'ils dissimulent. — En premier lieu, ces lésions prouvent que l’organisme aux prises avec les causes morbides ne se borne pas à mettre en jeu les portes naturelles de sortie; ilsaitouvrirdesvoiesexceptionnelles. Ensecond lieu, ces détériorations démontrent que des agents chimiques, nullement microbiens, sont capables de provoquer de véritables processus inflammatoires, réduisant à néant une fois de plus cette affirmation osée, qui naguère, à l’époque des conversions ardentes à la foi microbienne, soutenait que de tels processus ne sauraient exister sans l’intervention des bactéries. En troisième lieu, ces mêmes détériorations établissent que cette affirmation n’est pas cependant pure inexactitude, qu’elle contient, comme beaucoup d’erreurs, une part de vérité; si, en effet, on atténue l’activité des parasites par des lavages antiseptiques, le mal se restreint ; il n’atteint pas ces proportions excessives caractérisées par l’œdème, le gonflement de la muqueuse, par une salivation fétide, par des résorptions entraînant des accès de fièvre, des frissons, des poussées hyperthermiques, en rapport avec le passage dans le sang des liquides sanieux, riches en parasites en plein fonctionnement, en pleine pullulation. En quatrième lieu, l’entrée en scène de ces parasites, la greffe de cette infection sur cette intoxication, mettent en lumière l’influence du terrain, du terrain local, de la zone ambiante, quand il s’agit d’infiniment petits; ces