LES MALADIES FOSSILES
infiniment petits se multiplient, acquièrent de l’importance, non point en raison de leur exaltation, car les substances qui s’écoulent, principes plombique, mercuriel, arsenical, cuivrique, etc., sont plutôt des antiseptiques, mais à cause de la débilité des cellules; c’est l'affaiblissement de ces cellules qui constitue la force de ces microbes.
Ainsi, de l’étude analytique de ces phénomènes, dérivent des connaissances générales relatives aux défenses supplémentaires, aux attributs morbifiques des éléments inertes ou vivants, aux différences qui séparent les troubles qui découlent des premiers ou des seconds, aux conditions de terrain, à la prééminence de ces conditions, aux associations de l’infection et de l’intoxication.
Il y a plus. — Exactement renseigné sur le rôle de ces associations, le médecin intervient pour s’y opposer en affaiblissant les germes, en diminuant leur nombre, en agissant et sur la qualité et sur la quantité. Peut-être même, est-ce à la mise en jeu de semblables pratiques unies à l’éloignement, des causes de contagion, qu’on doit attribuer la disparition du noma, de la stomatite ulcéromembraneuse, de ces affections qui sont à l'heure présente véritablement fossiles!
Dans ces conditions, l’asepsie, l’antisepsie, l’hygiène font ce que réalisent l’agriculture, les règlements administratifs, à l’égard de la malaria, de la lcpre, de la variole, de la rage, du moins dans certains pays où une forte discipline sait supprimer les maladies évitables.
Et puisque je parle de la rage, laissez-moi dire que les glandes salivaires semblent propres à éliminer ce virus ; deux ou trois jours avant le développement des accidents classiques, à un moment où le bulbe, la respiration, la circulation, suivant Ferré, sont à peine im-