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se contenta de légiférer pour étendre la culture.du
+ blé, et ne prohïba pas la vigne. « Il faut, écrivait-il, que les peuples se détrompent et convertissent leur
vigne en blé. »
Le xvur° siècle fut plus énergique . Le Musée du “vieux Nîmes possède une affiche portant reproduction de T’arrêt du Conseil d'Etat du Roi en date du “5 juin 17381, « qui ordonne qu'à dater du jour de sa publication, il me sera fait aucune mouvelle plantation de vignes dans les provinces et généralités du
| royaume, el que celles qui auraient été deux ans sans
être cultivées re pourrom être rétablies sans une permission expresse de Sa Majesié, à peine de trois TR “livres d'amende ».: x ;
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C était, non seulement pour évaten la surpro- ductién du vin, mais pour que la production du blé ét des grains, considérée à celte époque égomimne pri-
. mordiale par les économistes et les pouvoirs:publies, n'eût pas à souffrir de la transformation en vignes
de trop nombreux labours. 7
:... D'ailleurs, l'arrêt du 5 juin 1731 fut révoqué. en
1509 on multiplia alors les plantations de vignes. : Aussi ÿ eut- il crise. de surproduction et mévente en
; 1581 et années suivantes (voir l'ouvrage de M. Léon
Dutil : e l'état économique du Languedoc à le fin de l’ancien 1ÉS RE », 191 1).
En fait, toutes ces mesures HODNÈRE sont PEU 2 efficaces. RE |
dr convient de mettre en parallèle celles :spon- N
tanées et libres qui sont prises par le paysan lui-même quand son intérêt est en jeu. Ce qui s’est passé dans la Charente-Inférieure en est un bon exemple.
La Charente-[Inférieure a été un département essentiellement vinicole : en 1866, la superficie de son vignoble était de 130.000 hectares, soit près du 1/5 de sa superficie totale. Il était, à ce point de vue, le second de France, après la Gironde. La population bovine était alors réduite : 59.000 bœufs, 30.000 vaches.
Le phylloxera apparut dans la région vers 1880. En 1892, le vignoble est réduit à 32.000 hectares. La
reconstitution avec des plants amérieains est retardée à cause de la teneur en calcaire des terrains de :
; la région. NE
Le culture de la vigne fut remplacée par celle
fo ragère : en 1926 le troupeau bovin était de 207.000 têtes dont 116. 000 vaches et 40.000 bœufs.
Dès 1884, se ondstens quelques lditeriss. indus-
trielles ; en 1888, la première laiterie coopérative se fonda ; en 1893 se créa l’association coopérative des Charentes et du Poitou, qui réunit actuellement, en
1928, 132 sociétés et s'étend sur plusieurs départements.
C’est ainsi que! le beurre des Charentes a con-
. quis le marché de Paris. La recette totale des coopératives atteignit, en 1926, 399 millions. De plus, le petit lait est vendu à des porcheries. PRÉRESS la
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caséine sert à faire de la calsétie à enfin, la bouse de ‘vache est ‘employée comme Rue (Te
La défense ue contre l'alcoolisme n'a été scientifiquement organisée qu au xix° siècle. Tout d’abord on fut divisé sur une question de
principe. Est-il juste que l'Etat intervienné pour gué-
| rir les plaies sociales ? Les économistes forment deux écoles. Celle du « laisser rs laisser passer », estime
que le gouvernement n'a à s'occuper que de. l’ordre ; “aux citoyens de porter remède aux maux qui les atteignent. Celle interventionniste affirme que J'Etat doit empêcher les citoyens de suivre leurs mauvaises passions. Les médecins hygiénistes adoptent volon- tiers cette dernière thèse : Ils veulent des lois contre
les maladies contagieuses, et aussi contre Talcoolisme, la RRDO An Ïls sont soutenus par les moralistes et en certains pays: De les esprits religieux. |
Go Examinons, en un tableau d’ ensemble, comment - évolue la défense sociale contre. TalcooH mes
Dans une première phase, le gouvernement se
bôrne à tirer profit du poison alcoolique en le taxant
pour grossir son budget. Il punit l'ivresse en tant
pero la paix publique, et réprime les délits
(4y* La Rochelle et l'Aunis en 1928. Edité à l'occasion du {Congrès de P Association pour FRERE des sciences, p. 89.