Voir Y Appendice 11, à la fin du volume
former des verbes nouveaux. Depuis l'origine de la langue, le français n'a pas ajouté un seul verbe en oir ou en re au très petit nombre de ceux que le latin lui avait légués; ces deux conjugaisons se sont, pour ainsi dire, desséchées et sont restées stériles1. Sur quatre mille verbes français , trois mille neuf cents sont en er et en ir, tandis que les autres conjugaisons réunies ne comptent guère plus de quatre-vingts verbes. Nous créons sans cesse de nouveaux verbes, ils sont tous en er ou en ir : les premiers , nous les formons avec des substantifs ; « fêter », de fête; « ganter », de gant ; « larder » , de lard ; « camper » , de camp ; les seconds , avec des adjectifs : « maigrir », de maigre ; « chérir », de cher; « pâlir », de paie. Ce sont donc là les deux conjugaisons vivantes, puisqu'elles servent encore chaque jour à de nouvelles formations ; les deux autres sont mortes.