CHAPITRE PREMIER
Etude étio-pathogénique des déformations.
Il est aisé de prouver que les déformations, que nous venons ainsi de situer parmi toutes celles que peut présenter une tête de nouveau-né, n’ont pas les phénomènes plastiques du travail pour origine.
On ne peut nier tout d’abord — il n’est pas un accoucheur qui ne soit d'accord à ce sujet — que la tête venant dernière ne franchisse rapidement l’excavation pelvienne sans y séjourner et presque sans frotter sur ses parois dont les parties molles ont été, en quelque sorte, ouvertes par le passage du tronc fœtal.
Ces déformations ne présentent d'autre part aucun des aspects de celles qui ont pour cause l’accomodation céphalo-pelvienne; il ne s’agit nullement d’enfoncement ou de chevauchement des os du crâne au niveau des sutures.
Elles sont, en outre, ainsi que nous le verrons dans le chapitre de l’évolution, nettement plus persistantes que ces dernières; on peut encore les constater soixante-douze heures après la naissance. Or, Budin a bien établi dans sa thèse que les déforma-