Flemming. Folie morale, in Correspond. Bl
4. MXudsleï. Crime et folie, Anal, par Du Mesnil, in Annales méd. psych., 1876.
28 LES DÉGÉNÉRÉS. l
Dagonet (1877)' partage l’avis de Flemming et de Maudsley, à cela près qu’il ne fait de la folie morale I qu’une étude séméiologique et qu’il prétend la retrouver dans beaucoup de formes mentales, confondant ainsi le syndrome essentiel qu’on a appelé folie morale et les troubles moraux très secondaires, qu’on rencontre au milieu des symptômes d’affections mentales diverses.
Savage (1881)* établit nettement cette distinction dont nous venons de parler. Pour lui la folie morale vraie, essentielle, est un vice héréditaire. Gasquet(1882) soutient la même thèse ^
En Italie, Grilli (1881)* en fait une entité morbide autonome qui évolue au sein des dégénérescences d’ordre congénital. Todi^ exprime plus clairement la même opinion. Il montre nettement la folie morale comme base d’état mental chez les prédisposés. « La constitution névropathique, dit-il, est le premier échelon des perturbations psychiques ultérieures, celles-ci peuvent être intellectuelles ou morales. » Après avoir décrit l’état mental du déséquilibré et la folie morale typique, il ajoute ; « Ces anomalies congénitales ne font que se développer au cours ultérieur de la vie
1. Dagonet. Folie morale et folie intellectuelle, in Annales méd. psÿcA., 1877.