‹ Les dégénérésChapitre 7 sur 37 · Faleet. Société médico-psychologique, séances de · texte numérisé non relu

Faleet. Société médico-psychologique, séances de

2. Dagonet. Des impulsions dans la folie et de la folie impulsive. Ânn. méd. psychoL, 1870.

tournure spéciale de l’esprit contre laquelle on peut toujours lutter grâce à une bonne éducation.

La tentative la plus intéressante de synthèse fut faite par Foville en 1872*. « La folie instinctive, dit-il, ou folie des actes, reconnaît pour cause capitale l’hérédité morbide. Il faut comprendre dans une espèce unique un grand nombre de prétendues espèces, que l’on avait, à une autre époque, multipliées outre mesure en les appelant dipsomanie, kleptomanie, pyromanie, érotomanie, manie homicide, suicide. Pour nous, loin de constituer autant d’entités morbides, de monomanies distinctes, les diverses variétés d’actes désordonnés auxquelles répondent toutes ces dénominations se rapportent toutes à une môme espèce maladive dont les modes d'expression peuvent être variés, mais dont la nature, l’essence est unique et qui est si intimement ; liée à la condition du malade que l’on peut toujours en i

faire remonter le germe à la naissance, et qu’elle ]

s’étend, au moins virtuellement, à la durée entière de son existence. » Il est à regretter qu’à une conception aussi vraife des états impulsifs Foville n’ait pas ajouté ’ une égale conception des étals délirants pour constituer dans sa classification le groupe clinique des dégénérés^.

-1. Foville. Nomenclature et classification des maladies mentales, in Annales médico-psychologiques, 1872. ;

2. l'oviLLE. Art. folie, in Dictionnaire, Jaccoud, tl Annales médico- < psychologiques, 1872.

En 1875, dans une nouvelle discussion sur les folies avec conscience, Falret insiste sur la notion d’hérédité qui domine dans ces états.

En 1876, dans une discussion sur l’agoraphobie, Falret se demande avec raison s’il ne faudrait pas rapprocher ce syndrome de la folie du doute ainsi que de toutes les terreurs impulsives. 11 signale nettement l’existence d’autres obsessions et impulsions au cours de la vie des agoraphobes.

Enfin, depuis quinze ans, les travaux émanés du bureau d’admission de Sainte-Anne se sont attachés à identifier complètement les impulsions morbides les unes aux autres, de montrer qu’elles étaient toutes des phénomènes morbides de même nature; bien plus, qu’elles ne formaient qu’un des chapitres de l’histoire des dégénérés, autant de syndromes épisodiques d’un même état de défectuosité cérébrale*.

Chemin faisant, en dehors de ces conceptions d’ensemble sur les folies lucides, on rencontre des descriptions isolées de syndromes impulsifs avec interprétations variées. La folie du doute est décrite à part : Balret^ (1866), Griesinger® (1868), Legrand (du Saulle

1. Magnan. Mémoires réunis dans les recherches sur les centres nerveux et Leçons cliniques sur les maladies mentales. — Legrain. Du délire chez les dégénérés, Paris 1886. — Garnier. La folie à Paris. — Sérieux. Recherches sur les anomalies de l’instinct sexuel, 1888, etc.

2. Ealhet. Folie du doute et délire du toucher. Société médicopsychol., séances de 1866.

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