CHAPITRE IV
Comiuent on déchoit de cet état de piété
190. Ceux qui n'ont pas encore séjourné longtemps dans ce degré de la vie spirituelle peuvent facilement retomber dans des dispositions plus imparfaites ; ceux qui y sont demeurés pendant un assez long temps ont acquis une certaine solidité et ne peuvent guère tomber qu'insensiblement. Mais même pour ceux-là les chutes, pour être plus rares, ne sont pas sans exemple : une occasion dangereuse à laquelle on n'aura pas voulu renoncer, une affection désordonnée pour une créature, des fautes nombreuses et de plus en plus consenties; un défaut non combattu, comme l'orgueil, la sensualité ou l'avarice; une dissipation