DÉFINITION ET EXEMPLES
180. Tempérance. — On range dans les vertus qui se rattachent à h ce la sobriété, la pureté et l'numililé.
il la sobriélé de Jean-Baptiste se nourrissant au ri de saati relli s et de miel sauvage, de saint Basile vivant an et d'eau, de saint Benoit, à Subiaco, n'ayant pour aliment que le pain que lui apportait le moine Romanus. Quant à la d si pas nécessaire pour qu'elle soit
«que, dit Benoit XIV, qu'on : ire au péril de sa vie,
de tous les avantages de ce monde. Ceux qui, en butte à des attaques vives et fréquentes, les repoussent toujours sans retard i sans aucune faiblesse, qui, pour assurer la
aient pas devant les moyens les. plus pénibles à la ire, ceux-là ont bien atteint l'héroïsme de la chasteté. lïque fut la ch saint Benoit, de saint François
liant dans s pour vaincre les tentations
impur- s.
roïque fut aussi la chasteté de saint Henri, .emperaur
■-magne, el de sainte Gunégonde son épouse, de saint Julien
et de sainte Basilisse, de saint Boleslas V, roi de Pologne, et de
Cunégonde Bêla sa femme, qui gardèrent la virginité dans le
mariage.
181. Pour ce qui concerne l'humilité, nous ne finirions jamais, dit Benoît XIV, si nous voulions énumérer les actes héroïques
He wrtu que nous offre la vie des Saints. Saint Jérôme parlant de saint Hilarion, s'exprime de la sorte : « Que d'aï très admirent les miracles qu'il opéra, son abstinence incroyable, sa science, etc. Pour moi, rien ne m'étonne comme de le voir r aux pieds la gloire donrt il était environné. Tous accouil à lui : les évéques, les prêtres, les clercs et les moines y allaient par bandes, ainsi que les matrones chrétiennes; les citadins comme tes eampagnards, le vulgaire et l'élite de la société, les magistrats et les juges, tous se montraient avàdftS d'emporter un peu de pain ou d'huile bénits par ce saint ■moine. EtJui, cependant, n'aspirait qu'aune chose, viTFe seul et ignoré». Me fut-il pas humble jusqu'à l'héroïsme, ce pieux archidiacre d'Évreux, AI. Boudon, qui, accusé d'un crime horrible et déposé par son évèque, se mit à genoux devant son crucifix, remerciant Dieu et se trouvant indigne d'une telle grâce? Que penser de ce grand saint Augustin qui, pour écarter de lui l'estime dont
on l'entourait, traça dans ses Confessions le tableau de ses fautes et de ses misères; de ce saint Dominique qui aimait les mépris comme la chose du monde la plus délicieuse, qui, aux portes des villes où il allait entrer, tombait à genoux, les larmes aux yeux, conjurant le Ciel de ne pas lancer la foudre sur les murs qui allaient recevoir un si grand pécheur !
182. Ces exemples font assez voir quelle distance sépare les âmes héroïques de toutes celles dont nous avons parlé jusqu'ici, même de celles que nous avons appelées les âmes parfaites. L'héroïsme ne consiste pas, nous le répétons, en un seul acte de vertu suréminente, mais dans une disposition habituelle de pratiquer les actes difficiles avec entrain et de bonne grâce, toutes les fois qu'il y a lieu, ce qui suppose un degré de perfection bien plus élevé que tout ce que nous avons vu. Les âmes parfaites elles-mêmes ont encore, au moins dans bien des cas, une certaine langueur dans l'action; elles sont parfois lentes à accomplir les sacrifices qui se présentent : il n'en est pas de même des
'âmes héroïques, elles ne marchent pas, elles volent dans la voie
.du renoncement et de la perfection.