‹ Les degrés de la vie spirituelleChapitre 144 sur 170 · LEURS DISPOSITIONS INTIMES · texte numérisé non relu

LEURS DISPOSITIONS INTIMES

s richesses inconnues... Je vois, dit-elle plus loin, comment le Seigneur, depuis les jours d'autrefois, a agrandi ma capacité de Le connaître. » (Ch. xxvn.ï

Au milieu de leurs grandes ténèbres, dit de son côté le P. Surin, où cet état d'affliction les engage, il se fait un grand jour dans leur âme et, en vertu de cette lumière et par la force de la grâce qui la suit, ces personnes voient plus clairemc vérités de la foi et les choses spirituelles, connaissant l'intérieur de leur âme et tous leurs défauts, tout étant débrouillé en elles; linsi, quand le jour se fait au milieu de la nuit, on voit distinctement les objets qui ne se voyaient auparavant qu'avec pei; Puis, un peu plus loin, il dit encore : Dieu verse en ces âmes des trésors de sagesse et de science, des connaissances très hautes des choses divines, abondance de conseils et de lumières tant pour eux que poi r autrui. Premièrement, i's conneissent ks mystères de la foi d'une façon si relevée et si particulière qu'ils semblent les pénétrer profondément, quoique néanmoins audessous de leurs grandeurs; et cela par une lumière si sublime, qu'on peut dire sans exagérer que les sentiments qu'ils ont en suite de ces lumières touchant les mystères de l'Incarnation, de l'Eucharistie et de la Passion, de la communication des grâces et généralement de toute l'économie du christianismi\ sont si hauts qu'il n'y a pas plus de proportion entre ce qu'i's en connaissent et ce qu'on en sait d'ordinaire par la théologie et science commune aux hommes, qu'il y a entre les connaissances des enfants et celles des philosophes sur des choses naturelles. . .

« Quant aux biens de la volonté accordés à ces âmes, ce sont

>mmunications amoureuses avec l'Époux céleste qui ne se peuvent bonnement décrire. Elles ont des ardeurs incroyables, des délices et des caresses de ce même Époux, qui surpassent de beaucoup la portée de nos imaginations et la force même de la nature ; celle-ci ne les pourrait soutenir, si Dieu ne la soutenait elle-même; c'est pourquoi il est dit : Quce est ista quse procedit deliciis affluens, innixa super Dilectum ? Ces grâces, en un mot, sont de telle sorte qu'il vaut mieux se taire que d'en parler; cependant, nous pouvons dire, en général, que c'est une perpétuelle application de l'âme à Dieu et un commerce réciproqu de biens donnés et de louanges rendues; en f,;oon que l'âme

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