‹ Les degrés de la vie spirituelleChapitre 148 sur 170 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

238. • Éiève maintenant les yeux de ton âme. dilJésus-Christ à Suzo, et contemple le haut de la montagne. »

« Et le Bienheureux vit le dernier rocher, qui était si élevé que l'œil pomait à p>jine y atteindre; et tout à coup, il se sentit r vi et placé parmi les divins habitants de ce séjour enchanteur : il em aperçut p'usieurs qui faisaient leurs efforts pour y monter du huitième rocher, mais presque tous y renonçaient; deux ou ment parvenaient à s'y fixer. »

Ce neuvième rocher qui fut ainsi montré au B. Suzo, nous voudrions le fdire connaître à nos lecteurs. Du point oii notre miser- spritu.l'e nous ve'i nt, comment os rons-nous porter nos regards si haut et tenter de révéler hs merveilles de ce suprême séjour de la sainteté ! Si nous étions réduit à nos seules lumièr s. l'entreprise srait plus que téméraire, elle serait vraimen! mais ici, encore, nous nous bornerons à repro-

duire (es ens ignements des Saints qui ont eu l'expérience de iblimes faveurs; heureux si nous les avons bien compris et si nous transmettons leur doctrine avec fidélité.

Que le lecteur ne s'étonne pas de rencontrer certaines paroles

3 ùiits, certains termes qui pourront lui paraître forcés, ou

< omparaisons, qui peuvent, à première vue, sembler

étranges, comme celle du mariage pour dépeindre l'union intime

entr«j Di>-u et l'âme. Pour décrire les merveilles.de l'amour de

Dieu pour sa créature fidèle et celle de cette créature pour son

Dieu le langage humain est impuissant; les mots dont il use,

les analogies auxquelles il recourt ne peuvent rendre que très

imparfaitement les sublimes vérités qu'il veut exprimer; mais

termes et ces symboles, i'txemple de la Sainte-Écriture,

notamment dans le Cantique des Cantiques, les autorise, et on

ut blâmer les saints Docteurs de les avoir employés.

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