‹ Les degrés de la vie spirituelleChapitre 28 sur 170 · I.'oi; \isn\ DISC! R£ III · texte numérisé non relu

I.'oi; \isn\ DISC! R£ III

T'-lk- doit être la préparation : « C'est là, nous dit. Le P. Libermann, on point très important de l'oraison de méditation. Si l'on s'acquitte mal de ce premier point, toute l'oraison sera mal faite » [Ecrits spirit., p. h24),. Aussi, à c<-ux qui se plaignent de

as réussir dans ce saint exercice, il faut avant tout recommander d ■ nfi pas faire, d'une façon superficielle ou avec nonchalance, cet acte préparatoire, mais de s'y appliquer séri meut et de tout cœur.

131. //. Corps de V oraison. Exercice des trois puissances de

Vâme. — Après cela vient le corps de l'oraison, où l'on aborde

le sujet. C'est là surtout que se fait l'exercice des trois puis-

l'âme. Xous rappelons à dessein cette théorie de saint

Ignace. On ne comprendra jamais bien les auteurs qui ont suivi,

temple saint Jean delà Croix, et plus encore sainte Thérèse, si on perd de vue cette manière d'envisager la méditation. Sainte Thérèse recherche toujours, même dans les oraisons les plus élevées, le rôle des trois puissances, et ses explications

huent bien plus claires quand on les rapproche de Renseignement de saint Ignace.

- trois puissances de l'âme sont : 1° La mémoire; saint François de Sales (ch. iv), attribuant à l'imagination le rôle que d'autres prêtent à la mémoire, parle peut-être d'une manière plus exacte, du moins son langage répond mieux à notre façon y oir ces deux facultés ; 2° l'entendement ou faculté de raisonner; 3° la volonté. A propos de cette dernière, faisons ici une remarque importante, qu'il ne faut jamais oublier en lisant les auteurs ascétiques et mystiques; c'est qu'ils prennent ce terme, comme tous les théologiens, dans son sens véritable et large, lui faisant signifier l'appétit intellectuel ou faculté de se porter au bien saisi par l'intelLigence. On a souvent, depuis le xvne siècle, restreint le sens de ce mot, ne l'appliquant plus qu'aux s -uls actes de détermination. Pour désigner la puissance d'aimer on se sart maintenant exclusivement du mot « cœur », qui est moins exact,, car ce mot indique presque toujours un amour sensible, qui réside bien dans l'appétit intellectuel, mais avec contre-coup dans l'appétit sensitif. Xous emploierons dans son sens théologique le mot « volonté ». La mémoire, ou mieux, à notre avis, l'imagination, s'exerce en nous remettant devant les yeux de l'esprit le point ou le mystère qui doit faire le sujet

112 l'oraison discursive

de notre oraison; l'entendement, en recherchant et considérant ] les motifs qui peuvent le plus servir à échauffer notre volonté l ; la volonté enfin, en produisant les affections comme louanges, I actions de grâces, désirs, demandes et les résolutions.

132. Il est une autre manière de présenter la même méthode, 1 qui nous paraît être plus à la portée des fidèles et plus facile à retenir; c'est celle qui divise l'oraison en cinq points : préparation ou présence de Dieu, considération, retour sur soi-même, demande et résolution.

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