‹ Les degrés de la vie spirituelleChapitre 30 sur 170 · Pour qu'une distraction soit vraiment involontaire, il · texte numérisé non relu

Pour qu'une distraction soit vraiment involontaire, il

1 ?uarez, De devotione, ch. V.

120 l'oraison discursive

faut trois choses (Suarez, hco citatn) : 1° Que l'on ait, en commençant, l'intention bien arrêtée de ne céder à aucune distraction; 2° que l'on repousse les distractions dès qu'on s'en aperçoit, autrement on révoquerait l'intention première; 3° que l'on s1? prépare avant de se mettre à la prière, de façon à supprimer toute occasion de di-vagation.

Encore faut-il combattre ces distractions sans trop de contention. « S'il faut de toute nécessiîé, dit saint Pierre d'Alcantara, l'attention et le recueillement du cceur en l'oraison, il ne làut pas moins que l'attention soit tranquille et modérée, sans quoi elle nuirait à la santé et elle mettrait obstacle à la dévotion. Il en est qui s 3 fatiguent la tête par les t fïorts sxcessifs qu'ils font pour s ? rendre attentifs à ce qui les occupe ; il y en a d'autT.s qui, pour se mettre à couvert de cet inconvénient, sont là très mous, désœuvrés et prêts à être emportés par tous les vents. Il faut fuir ces extrêmes et prendre un juste milieu. . . De même que •c^'ui qui monte une bête vicieuse, il faut tenir les rênes fermes, •c'est-à-dire ni trop lâches ni trop courtes, afin de ne pas aller à reculons et de ne pas galoper dangereusement. » (Ch. xn, Ie avis.)

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