‹ Les degrés de la vie spirituelleChapitre 38 sur 170 · LES · texte numérisé non relu

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qu'il? y trouvi ni : et si la »épr< ssion de Ii urs défauts h ur coûte, elle ]< ur coûte peu, tant ils sont portés par la grâi

-.Ver cqu'tat, quem grat'" Dei />• rtaO

1G2. Pendant la jeunesse spirituelle, les

consolations sont, ass* z habituellement, la récomp fidélité à la grâ< . la diminution de ces ,j<

sens;! ; le,résulfcat deJ'ii une Jeçon

que Dieu donne pour ai; illrr davar.l; ge sur soi-n

plus généreusement2. Cependant, cette épreuve, comn i;ont plus tard, peut a-

déjà pour but d ider li s de' té par hs

efforts pli qui sont alors né . Dans ce

continue, et des intervalli s i douceurs surviennent bientôt fort à propos pour sout< nir 1< ur ':. ufïer leur ardeur. /

Q land l'âme es1 vraimenl fidèle, recueillie, quand elle s' pliquecourag us m» .": à l'humilité et à. la mortification, comme aussi acc< pte amoureusement li g peim s que la di

Providence lui ménage, alors elle obtient de Dieu des consolations abondantes et pi ûlongéi s et < ntre 1>; nlôt dans la ferveur. Nous moi. !us lard, en traitant du quatrième d^gié de

la vie spirituelle, la voir qu'elle suit en pareil cas. Nous avons à parler, pour le moment, dfi celles qui ne s'élèvent pas aussi haut dans la vertu et qv ".que nor

rions la simple]

Les chrétiens du troisième degré sont donc ou ceux qui sont encore dans l'effervescence d'une dévotion naissante, ou c< ux qui même se trouvant depuis longtemps dais l'étal de piété, n'ont pas répondu s ' aux appels d

pour i s'élevi r plus haut dans l'échelle de la sainteté.

lJla ment et avec joie celui que la grâce soulève (/

2 Cf. Saiul Ignace. Exercices. — Discernement des esprits, lr0 semaine, 9e règle.

§ 1. — Fruits produits dans l'âme par les consolations sensibles

163. Avant de continuer à décrire le travail de la grâce et son mode d'opération, montrons ce que produit sur le cœur chrétien cet état de jouissances et de suavités sensibles, et citons tout d'abord à ce propos les paroles de sainte Thérèse. « Les âmes qui ont surmonté les premières difficultés et sont entrées dans la troisième demeure ont reçu de Dieu non une petite faveur, mais une grâce insigne. Par la bonté divine elles sont, je crois, nombreuses dans le monde. Elles ont un vif désir de ne pas offenser Dieu, elles se tiennent en garde contre les péchés véniels, elles aiment à faire pénitence, elles ont leurs heures de recueillement, elles emploient bien leur temps, elles s'exercent dans les œuvres de charité envers le prochain, elles sont réglées dans leur conversations et dans leur mise; si elles ont une maison à gouverner, elles s'acquittent bien de ce devoir. Leur état est assurément digne d'envie; il semble que rien ne peut les empêcher d'arriver à la dernière demeure et que, si elles le veulent, le Seigneur ne leur en refusera pas l'entrée, car les dispositions dont elles font preuve, l'inclinent à leur accorder toutes sortes de grâces. » (3e Demeure, ch. i.)

Telle est bien la peinture des âmes pieuses. Grâce à Dieu, elles sont de nos jours, comme du temps de sainte Thérèse, en grand nombre dans le monde. Sans doute, et nous le montrerons bientôt, elles sont loin d'être sans défaut, mais elles sont cependant la vie de l'Église, le soutien des bonnes œuvres, l'instrument dont Dieu se sert souvent pour ramener les pécheurs et affermir les faibles. Fort attachés à la cause de Dieu, ces chrétiens pieux ressentent un grand éloigement pour les ennemis de l'Église. Leur, foi est bien plus ferme et bien plus éclairée que dans les degrés inférieurs. Si par malheur ils font des chutes, ils sentent virement la gravité de leurs fautes et en éprouvent de cuisants remords. I's comprennent l'amour de Dieu pour eux, et ce n'est pas seulement par une affection de raison, c'est avec des sentiments de tendresse filiale que leur cœur se porte vers Lui.

LA. PIÉTÉ NAISSANTE lit

164. Quoi est celui qui n'a pas rencontré nombre d'âmes chrétiennes dans ces excellentes dispositions? Eh bien! nous le répétons,desdispositionssi peu naturelles supposentuneaction toute . particulière dolagrâce.nonseulementsur l'esprit, maissurlecœur.

Combien ils se trompent, ceux qui s'imaginent que, pour former des chrétiens solides, il suffît de leur donner une instruction religieuse bien complète. La science de la doctrine chrétienne ne suffît pas à gagner la volonté, elle ne peut lui assurer cette fermeté qui rend les chutes peu probables. L'instruction religieuse est requise, — c'est la base nécessaire de l'édifice chrétien, — mais, de plus, il faut qu'une pratique courageuse de la vertu ait affaibli les inclinations vicieuses, et que la grâce, trouvant moins d'obstacles, ait pu s'étendre davantage, qu'elle ait attendri le cœur, qu'elle l'ait pénétré profondément. Gustate et videte quoniam suavis est Dominus. Quand le cœur a ainsi « goûté et reconnu combien le Seigneur est doux », quand, ravi par S'.*s douceurs, il s'est donné complètement à Lui, non par un don d'un jour, qui ne laisserait que peu de traces, mais par une pratique assez longue et fidèle, la foi devient plus profonde, et alors il est plus difficile aux ennemis de l'âme de la séduire et de la détourner de ses devoirs.

Pour être bien comprises, il faut que les vérités religieuses aient été pratiquées et aimées ; la foi, étant un effet de la grâce, vient autant du cœur que de l'esprit, la volonté y a autant de part que la raison. Ainsi les âmes foncièrement pieuses que nous rencontrons dans le monde ne doivent pas cette constance presque inébranlable, cet attachement à Dieu, que nous admirons en elles, à une connaissance plus approfondie, mais qui serait purement spéculative, de la religion; il ne faut pas non plus chercher à l'expliquer par des habitudes de famille. Toutes elles ont subi un travail spécial de la grâce, une formation intime qui a été plus ou moins lente et aussi plus ou moins complète, mais toujours énergique et suave. Toutes elles ont su prier, s'adonner à de sérieuses réflexions, toutes elles ont eu plus ou moins à lutter et à pratiquer l'abnégation, ne serait-ce que dans le combat contre leurs défauts, et telle a été leur part dans ce travail de formation. Mais toutes aussi ont éprouvé la double action de Dieu sur les âmes fidèles, à savoir : les consolations spirituelles et des épreuves qui ont épuré leur amour.

165. Voilà pourquoi ce serait faire fausse route que de prétendre tout obtenir par l'instruction. L'éducation chrétienne, la formation à la vertu doit, même chez les enfants, être meaiée de pair avec les leçons du catéchisme; et, pour les jeûnes gens et les jeunes personnes, il faut tendre à obtenir d'eux une vraie piété, si ''on veut assurer leur persévérance. S'il se rencontrait des prêtres qui méconnaîtraient, ou qui, du moins, ne comprendraient qu'imparfaitement ces grands principes, nous pourrions. ncre par leur propre expérience. Où o puisé leur amour de ur zèle pour la gloire de Dieu, leur esprit d? fidélité au devoir? Ne doiv .-ni-ils pas, pour exp

ces sentiments devenus en eux comme une seconde natu; reporter au temps de leur séii : de leur noviciat, à t

époque bénie uù leur générosité naissante était si fortement encouragée par les charmes et les douceurs qu'ils trouv dans une x

se faisait-elle pas plus vive dans leur esprit, à mesure que leur cœur était plus ému :1a vérité ne - à eux de

plus en plus, parce qu'ils l'aimaient de jour en jour davantage,

pas parmi ces nob' s de dévotion et de g

rosité que leur foi a poussé des racines si v

§ 2. — Défauts et imperfections des âmes pieuses

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