DÉTACHEMENT ET PAUVRETÉ
Heureux ceux qui ont l'esprit (h pauvreté, car le royaume des deux est à eux. (Matth., v. 3.)
225. 1° Celu» qui est vraiment détaché se regarde non comme un propriétaire qua peut user ou abuser de son bien, mais commi un pauvre serviteur, n'ayant que les objets que son S i rt lu: confie, n'-en pouvant user epue pour les intérêts de ce I devant à ce Maître, epui sera son Juge, un compte exact de l'emploi qu'il en aura fait.
2° Les biens dont on use ici-bas sont ou nécess commoel s, ou superflus. Le vrai ;
saire; ce qui est commode, i' s'en passe volontiers, il ne se h procure que quand cela est utile pour l'accompiissemi devoirs d'état; enfin il renonce absolument au superflu: Appliquer ces principe s à ses aliments, meubles, habits, voyagi s, etc.
3° Le vrai pauvre souffre de bonne grâce les privations, quand son divin Maître permet que le nécessaire lui fasse défaut; il endure de grand cœur, à l'exemple de Notre-Seigneur, la faim, la soif, le froid, le chaud, le travail, la fatigue, etc.
4° Il ne gaspille pas inconsidérément les biens que Dieu a mis à sa disposition; il ne les perd pas et ne les laisse pas se détériorer par négligence.
Pour les séculiers. — 5° Si le vrai pauvre est économe, ce n'est point pour se réserver ce qu'il épargne, mais pour donner plus abondamment. « L'argent ne lui tient point aux mains, et il est toujours prêt à s'en dessaisir, quand il juge prudemment que Dieu le demande. » (Tronson.)
6° L'obstacle à la pauvreté vient souvent de la crainte de manquer. Le vrai pauvre est plein de confiance en la Providence, il n'a point ces sollicitudes excessives du lendemain, que condamne Notre-Seigneur.
Pour les réguliers. — 7° Le pauvre parfait ne prend ni ne demande rien, ne donne ni ne prête rien sans permission.