‹ Les déicides; (volume 2)Chapitre 125 sur 192 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

» rendre rebelles à la vérité? (^) Ai-je donc tra- » vaille vainement parmi vous? Suis-je donc de- » venu votre ennemi? {^) Vous couriez si bien, » qui donc vous a arrêtés? (^) » Il 3'élève avec passion contre ceux qui veulent séparer de lui ses disciples pour les attacher à leurs enseignements erronés ; puis, développant avec plus de force toute sa doctrine, il établit de nouveau la vanité des œuvres de la loi, en des termes d'une excessive violence. « La loi ne sert de rien, s'écrie-t-il ; » la foi seule est efficace. Ceux qui s'appuient » sur les œuvres de la loi sont dans la malédic- » tion (^). La loi nous a servi de conducteur pour » nous mener, comme des enfants, au Christ afin » que nous fussions justifiés par la foi ; mais la » foi étant venue, nous n'avons plus besoin de » conducteur, comme des enfants. Il n'y a plus » maintenant de Juif ni de Gentil, de circoncis » ni d'incirconcis, d'esclave ni de libre, d'homme » ni de femme; vous êtes tous un en Christ, » et si vous êtes au Christ, vous êtes de la race » d'Abraham et les héritiers selon la pro- » messe (^). »

(1) Epitre aux Galates, cli. III, v. 1.

(2) Epître aux Galates, ch. IV, v. 11 et 16.

(3) Epître aux Galates, cb. V, v. 7.

(4) Epître aux Galates, ch. 111, v. 10.

(5) Epître aux Galates, ch. il!, v. 24 et suiv. — et ch. V, v. 6.

La question était encore une fois nettement posée. C'était bien l'abolition de la loi juive et de toutes les œuvres de la loi que Paul proclamait malgré les avertissements réitérés des apôtres de Jérusalem. Jacques à qui son autorité reconnue et sa parenté avec Jésus donnaient une si grande influence sur la société chrétienne d'alors, jugea à propos de rétablir la vérité de l'enseignement du maître contre les écarts de l'apôtre; il écrivit, dans ce but, sa fameuse Epître qui est une réponse préremptoire aux principes du Paulinisme.

« La foi qui n'a point les œuvres, s'ecrie-t-il, » est morte en elle-même. L'homme est justifié » par les œuvres et non pas seulement par la foi. » Comme le corps est mort quand il est sans » âme, ainsi la foi est morte quand elle est sans » les œuvres. Aussi quiconque viole la loi en un » seul point est coupable comme l'ayant toute » violée. (^) »

Le conflit d'Antioche eut donc pour conséquence de mettre encore plus en lumière le dissentiment radical qui existait entre Paul et les autres apôtres. 11 aboutit à la condamnation

(1) Epître catholique de saint Jacques, cli. II, v. 10, 16 et suiv.

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