‹ Les déicides; (volume 2)Chapitre 142 sur 192 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Les œuvres des hommes et les œuvres de Dieu. — Lenteur des progrès du Christianisme. —Schismes et hérésies. — Pas dliérésies cliez les Juifs. — Examsn des principales hérésies pendant les trois premiers siècles. — Concile de Nicée. Etablissement définitif du Catholicisme. — Tableau général deFÉglise catholique depuis cette époque.— Opinion qu'ont pu en concevoir les Juifs.

Nous n'avons pas la prétention d'écrire ici une histoire du Christianisme et de ses développements successifs. Mais il nous a paru intéressant d'étudier par quel concours d'événements les premiers chrétiens se sont séparés du Judaïsme ; puis, par quels moyens adroits ils ont préparé et fait réussir leurs plans de domination universelle.

Ce but fut poursuivi pendant plusieurs siècles, au milieu des persécutions les plus horribles et des dangers de toute nature. Il fallut aux chefs

de la nouvelle religion un courage à toute épreuve, une persévérance indomptable , pour maintenir debout le drapeau de leur foi. Plus de trois cents ans s'écoulèrent avant que le Christianisme parvînt à saisir le sceptre ei montât sur le trône à la droite des empereurs.

Que d'autres cherchent, dans ce lent et laborieux enfantement d'une société nouvelle, le côté miraculeux ; nous n'y voyons que l'accomphssement naturel et logique des événements humains. C'est ainsi qu'il en a été à toutes les époques de grande révolution.

Voilà plus de trois siècles qu'une réforme considérable s'est accompHe, dans la sphère religieuse, à la voix de Luther; voilà près de quatre-vingts ans que la France a donné au monde entier le signal d'une nouvelle ère politique et d'une nouvelle civilisation. Cependant, aucun de ces deux faits immenses n'est arrivé encore à son complet développement. Ainsi procèdent les faits sociaux ; ainsi procèdent les fruits de l'intelligence humaine, et c'est le caractère essentiel des œuvres de l'homme de se heurter à l'obstacle et d'exiger beaucoup de temps, de difficultés et de labeur avant d'arriver à leur but.

Le Christianisme a obéi, dans son expansion, à cette loi suprême de l'humanité. Quoique toutes

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