‹ Les déicides; (volume 2)Chapitre 25 sur 192 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

» monde (^). Je suis le principe de toutes cho- » ses (^). J'existais avant Abraham (^). Ceux qui » croient en moi ne mourront jamais (^). » Ces paroles étranges restaient inexplicables pour les Juifs de cette époque. Saint Jean, qui les rapporte longuement, avoue que le sens caché en était tout à fait incompréhensible pour les assistante (^). Aussi le peuple était très-perplexe dans son opinion sur Jésus. On hésitait : les uns se déclaraient pour lui ; les autres craignaient qu'il ne causât de l'agitation parmi les masses (^), et une grande incertitude régnait dans les esprits (^).

Ses disciples eux-mêmes nelecomprenaientpas toujours ; souvent ils étaient obligés dé lui demander l'explication des paroles qu'il adressait à la multitude; souvent aussi ils restaient dans une ignorance complète sur le but et la portée de ses discours (^).

{!) Jean, ch. VIII, v. 23.

(2) Ibid., V. 25.

(3) Ibid., V. S8.

(4) Ibid., V. 51.

(5) Tout le chapitre de saint Jean, à cet égard, mérite d'être lu; nous le publions à la fin du volume en Appendice.

(6) Murmur multum erat in turba de eo. Quidam enim dicebant : Quia bonus est. Alii autem dicebant : non, sedseducit turbas.— Jean, ch. VII, v. 12

(7) Dissensio itaque facta est in turba proptereum. — Jean, ch. VIT, V. 43.

(8) Et ipsi nihil horum intellexerunt et erat verbum istud absconditum ab eis et non intelligebant quae dicebantur. — Luc,-ch. XVllI, V. 34.— Les Evangiles sont pleins d'exemples et

Sa famille^ à son tour, se montrait aussi incrédule que les habitants de Nazareth. Ses frères, que d'ailleurs il avait refusé de voir dans une occasion caractéristique (^), rengageaient à se manifester par des actes éclatants et par des démonstrations incontestables; ils lui reprochaient le mystère dont il s'entourait : « Personne, lui di- » saient-ils, n'agit en secret quand il veut être con- » nu dans le public. Si tu as réellement la puis- » sance, révèle-toi au monde (2).» Mais Jésus n'écoutait pas ces conseils ; « aussi, dit l'Évan- » gile, ses frères ne croyaient pas en lui (^). »

Quant aux autorités et aux magistrats de la Ju-

de faits à Tappui de ce que nous disons ici. — Matthieu, ch.XllI, V. 36; cli. XV, v. 15 etl6; cli. XVI. —Jean, ch. VI, V. 6i ; ch. XVI, v. 18, etc. — Multi ergo audientes ex discipulis ejus dixerunt : Durus est hic sermo et quis potest eum audire?

(1) Un jour qu'il haranguait le peuple, on vint lui dire qu© sa mère et ses frères étaient dehors et désiraient lui parler. Il répondit : « Qui est ma mère? Qui sont mes frères? Je n'ai » d'autre mère et d'autres frères que mes disciples. » -- Matthieu, ch. XIII, V. 47 et suiv.— Un autre jour sa mère s'approchant de lui, il la repoussa en disant : « Femme, qu'y a-t-il » de commun entre moi et toi? «—Jean, ch. II, v. 4.

(2) Nemo quippè in occulto quid facit et quœrit ipse inpalam esse. Si hœc facis, manifesta te ipsum mundo. — Jean, ch. VII, V. 4.

(3) Neque enim fratres ejus credebant in eum.— Ibid., v. S.

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