‹ Les déistes anglais et le christianismeChapitre 16 sur 21 · LEB DÉISTES ANOLAIB ET · texte numérisé non relu

LEB DÉISTES ANOLAIB ET

thieu, qui écrivait à la demande des Juifs convertis de ce pays-là, n'avait pas besoin de leur raconter tels détails qu'ils savaient fort bien , et que les païens convertis au loin avaient besoin d'apprendre. De là viennent les onaisaions que l'on peut remarquer dans son évangile; de là peut-être aussi les relations qui lui sont particulières, celle de la garde du sépulcre, celle de l'apparition aux disciples en Galilée.

Un autre trait de l'apologétique de West , c'est la juste importance qu'il attache à ce fait historique, la fondation de l'Eglise parles apôtres, les progrès de l'Eglise, en tant que preuve de la résurrection. On ne veut pas de miracle, s'écrie-t-il dans sa dernière page, mais en voilà un que vous ne pouvez pas éviter! Comment expliquez- vous avec de tels instruments, si faibles dans tous les cas et, s'il faut vous en croire, si vicieux, entachés d'imposture ou d'illuminisme, l'œuvre énorme du monde christianisé î Pour mouvoir ainsi le monde, il a fallu un levier divin.

Mais quelle que soit la valeur, la grande valeur de l'ouvrage de Gilbert West, ce livre fut un événement pour d'autres raisons encore l l'autour était un pur laïque (1), et voici com-

(I) C'est ainsi que chei! noua , devant des attaquoa modernes, on a vil àes savants laïques, M. Caro, M. Wallon, protesler contre les méthodes qui risquaient une nouvelle figure de Jésus ou déTeudra U créditfiUté des Evougiles.

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ment il jastîûe soo entrée dans la lice : « Si l'on me demande poafqQOi j'ai osé, moi lalqae, entrer sur an terrain communément réservé aa clergé, je répondrai que ce préjugé même m'a puissamment engagé à publier mon livre et à le publier sous mon nom. Le clergé , assurément , est capable de défendre la cause du cbristianisme , et il le prouve par des livres excellents. Mais comme le préjugé plutôt que la raison gouverne la généralité des hommes, les livres des ecclésiastiques ne produisent pas l'effet qu'ils méritent, parce qu'on suppose que des vues intéressées et professionnelles y ont eu plus de pan que la conscience et la conviction. > Et il exprime l'espoir que son travail, qu'il a entrepris pour lui-même aân de résoudre devant sa propre foi les objections d'Ânnet, feront aussi quelque bien aux autres. De telles idées, un tel langage, nous montrent que nous ne sommes plus dans l'Angleterre des ColHns et des Woolston : nous sommes déjà dans l'Angleterre de Wesley.

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