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LES PROJETS GUYON

nent des études économiques qui ne correspondait plus aux aspirations de la colonisation.

La nouvelle assemblée était recrutée par élection. Chaque chambre de commerce y envoyait deux délégués citoyens français et un délégué indigène. Le conseil consultatif devait se réunir en session ordinaire une fois par an, mais le Gouverneur général aurait la possibilité de le convoquer extraordinairement lorsqu'il le jugerait utile. Dans l'intervalle des sessions, une commission permanente: siégeait à Tananarive.

Les attributions du conseil consultatif étaient d'ordre économique et financier. Exclusivement consultatif, comme son nom l'indique, son avis était parfois obligatoire.

Le conseil consultatif donnait obligatoirement au Gouverneur général son avis sur :

1°) Le mode d’assiette et les règles de perception des contributions et taxes.

2°). Les emprunts à contracter et les garanties pécunières à consentir.

3°) Les régimes douaniers, miniers, fonciers et bancaires.

4°) Les plans de campagne des travaux publics.

5°) Les changements proposés aux grandes circonscriptions territoriales.

6°) Le régime de la main-d'œuvre autochtone ou immigrée.

7°) Les conditions de culture et d'exportation des produits du cru.

8°) Les conditions d'amélioration et d'exportation du cheptel local.

9°) Les conditions de ravitaillement de la métrople et de la colonie.

10°) Les conditions générales des transports maritimes et terrestres.

Le conseil consultatif était en outre appelé à donner son avis sur toutes les autres questions d'ordre économique ou financier qui seraient soumises à son examen par le Gouverneur général.

Il pouvait prendre encore l'initiative de présenter des propositions ou des vœux sur les autres questions d'intérêt économique général.

Le Gouverneur général par intérim Guyon expliqua la portée de cette institution dans une circulaire du 30 janvier 1920. Il y disait notamment :

« Il tend à assurer d’une façon plus étroite la collaboration du

conseil consultatif avec le gouvernement de la colonie et les divers services publics. Dans cet esprit il comporte des dispositions analogues à celles adoptées par les assemblées départementales de France et pour celles de nos anciennes colonies. » :

En plus de l’organisation de la représentation des intérêts économiques sur le plan régional et sur le plan colonial, le Gouverneur général Guyon avait conçu une participation directe de la colonisation au gouvernement de la colonie, par l'intermédiaire d’un troisième organisme solidaire des deux premiers : le conseil de gouvernementi.

Cette assemblée remplacerait le conseil d'administration. Au lieu d'être en minorité, les représentants des habitants devaient avoir la majorité et ils seraient élus, tout au moins les Français. En feraient partie, en plus des fonctionnaires qui appartenaient au conseil d’administration : douze délégués français élus par le conseil consultatif, et cinq délégués indigènes nommés par le Gouverneur général.

Le conseil de gouvernement aurait sensiblement les mêmes attributions que le conseil d'administration. Il aurait à donner son avis sur les principales questions de gouvernement.

Ce troisième projet ne put aboutir. Les colons trouvèrent insuffisants les avantages que l'administration voulait leur concéder. D'ailleurs, le Gouverneur général Guyon fut remplacé en mai 1920 par le Gouverneur général Garbit.

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