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LES INTÉRÊTS FRANÇAIS

des chambres consultatives de commerce, d'industrie et d’agricul- } ture, destinées à donner des avis aux autorités et à les faire profiter de leurs connaissancse.

Le Général Galliéni se préoccupa d’autre part de jeter les premières bases d’une collaboration sur le plan administratif. Il insütua à cet effet les premières municipalités et aménagea la représentation des colons au sein du conseil d'administration chargé d’assister le chef de la colonie, dans l'étude des principaux problèmes intéressant la colonie.

- Lorsque le Général Galliéni quitta Madagascar, la pacification était terminée. En moins de 19 ans, il avait réalisé une œuvre considérable dans tous les domaines et surtout, il avait préparé l'avenir. Comme a pu l'écrire un de ses collaborateurs (3) M. You : « Il emmaillota Madagascar d’une armature administrative, économique et sociale que ses successeurs agrandirent et consolidèrent sans en changer la coupe, tandis que leur élève prenait corps et taille en montant vers l’adolescence. » |

Son successeur, M. Augagneur, député et ancien maire de Lyon, avait des conceptions et des méthodes quelque peu différentes. D’au-

tre part la situation politique et économique de Madagascar en 1905 n’était plus comparable à celle de 1896. Plusieurs milliers de Français vivaient maintenant dans la colonie. La mise en valeur du pays se développait à une cadence de plus en plus rapide. Les indigènes, de leur côté, paraissaient s'être ralliés sans arrière-pensée à l’administration française.

Le moment était venu de remplacer les militaires par des civils à la tête des circonscriptions et des services administratifs. Le nouveau gouverneur s’attacha ensuite à réprimer les abus et à rendre moins stricte la tutuelle de l’administration, Comme Galliéni, il mit tous ses soins à seconder les colons français. Il développa les institutions représentatives économiques, étendit le régime municipal, suivi en cela par ses successeurs, les gouverneurs généraux Picquié, Merlin, Garbit.

L'extension de la représentation économique et municipale, l’aménagement d'une participation de notables non fonctionnaires au

conseil d’administration préparèrent, comme nous allons le voir, la voie à une participation plus effective de la population à la gestion des affaires de la colonie.

(3) You et Gayet : Madagascar, colonie française, p. 42.

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