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L’'HYGIÈNE ET LA SANTÉ PUBLIQUE

tionne maintenant à Tananarive pour traiter les paludéens. Le service à la charge, notamment, d’éduquer la population dans les écoles par des conférences, des tracts et le cinéma, etc.

Ur institut prophylactique des maladies vénériennes a été inauguré en 1927 à Tananarive ; son directeur a en plus la haute direction des dispensaires que l’on a installés un peu partout dans la colonie.

Un service central antipesteux a également été créé pour coordonner la lutte contre la peste qui, aussi bien sous la forme pneumo-

“nique que bubonique, avait fait de gros ravages dans les premières années qui suivirent la guerre.

Enfin en 1933, le Gouverneur Général Cayla a inauguré un institut d'hygiène social « véritable centre de prospection médicale » à Tananarive qui groupe dorénavant les services antipaludiques, antituberculeux, antilépreux. Cet organisme a la charge d’éduquer la population en matière d'hygiène.

Quant aux formations sanitaires ordinaires, hôpitaux, infirmeries, dispensaires, qu'elles dépendent de l’assistance médicale indigène ou des services sanitaires militaires, municipaux, locaux, leurs moyens d’action ont été renforcés tant en personnel qu’en matériel.

L'assistance médicale indigène a été réorganisée en 1927. Elle est placée sous l’autorité du directeur du service de santé assisté d’un comité composé de fonctionnaires, de médecins et de représentants de la colonie des délégations. Madagascar est désormais divisée en 23 circonscriptions sanitaires ayant à leur tête un médecin.

C’est le service de santé publique réorganisé en 1926, 1927 et 1928, qui a la direction de la police sanitaire. Il doit protéger la santé publique, surveiller l'hygiène, garder la colonie contre les maladies contagieuses et les épidémies.

La règlementation existante donne pouvoir au Gouverneur Général, assisté d’un comité supérieur d'hygiène, d'organiser le fonctionnement du service de la police sanitaire et de prévoir toutes mesures utiles à protéger la santé publique (interdiction de certaines cultures à l’intérieur ou aux environs des centres, inspections sanitaires, mesures d'isolement, vérification des décès, inhumations, etc...).

En dehors du comité supérieur d'hygiène (créé en 1927) qui assiste le Gouverneur Général pour l'établissement et l'application des règlements et mesures générales d'hygiène ou de prophylaxie, des

bureaux et comités municipaux et provinciaux ont été créés pour conseiller les autorités locales. So

Depuis 1931 plus de 150 millions ont été consacrés à la protection de la santé publique. Les crédits prévus pour les grands travaux ne devaient s'élever qu’à 700 millions, mais à la suite du vote d’un amendement de M. Daladier, 35 milions furent ajoutés à titre de crédits sanitaires supplémentaires.

Le département des colonies se réserva sur ces crédits une somme de 5 millions pour des mesures d'intérêt général, pour le reste il notifia au Gouverneur Général que l'emprunt supplémentaire devait être affecté :

1°) Au développement des services de médecine et d'hygiène, à la lutte contre la mortalité infantile, à la défense contre les maladies endémo-épidémiques, et particulièrement le paludisme, la peste et la lèpre.

2°) Au renforcement des moyens de direction et d'instruction et à l'amélioration des laboratoires.

3°) À la protection sanitaire des travailleurs, à la protection démographique.

4°) Au renforcement des services d’assistance médicale indigène, etc.

Grâce à l'emprunt, en dehors des réalisations déjà signalées, on a pu créer ou développer l’école de médecine, l’hôpital colonial, l’hôpital indigène de Tananarive, les hôpitaux de Majunga, Tamatave, Diégo-Suarez, Tuléar, Mananjary, des lazarets, des hôpitaux pour enfants, des dispensaires d'hygiène sociale et leur donner les aménagements devenus indispensables tels que groupes opératoires, pavillons pour contagieux, laboratoires, et centre d’électro-radiologie.

Voici quelques résultats qui justifient l'utilité de l'effort accompli :

Dans les établissements d’assistance médicale indigène le nombre des hospitalisés est passé de 33.700 en 1931 à 38.500 en 1935, celui des consultations de 3 millions à plus de 4 millions en 1937, celui des accouchements de 34.400 à 44.000 pour cette même année.

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