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je leur ai montré les peaux et alors ils l’ont connue. Je me doutais bien qu’il y avait quelque chose puisque j'avais grand appétit, mais je ne savais pas ce que c'était. Je me disais: comment, je sors de table et j'ai encore faim ! Comment vais-je faire pour gagner ma vie, pour me nourrir.
Maintenant elle est là (et la malade montre son hypochondre gauche). Elle est attachée à ma colonne par sa peau et puis elle est posée comme cela sur le devant de mon ventre au-dessus de ma vessie et sa tête est là sous mon cœur. C’est là qu'elle dort et elle vient manger dans mon estomac. Quand elle a faim, je le sais, elle fait «crac-crac » principalement la nuit. Et quand elle mange, elle fait comme cela (et la malade avec sa main exécute des mouvements de reptation) D'ailleurs je mange bien et elle aussi. Je suis obligée de manger beaucoup parce qu'elle me creuse et me met l'estomac à blanc. Je sens quand elle me pique.
Quand je l'ai avalée elle était petite, grosse comme un cheveu, mais maintenant elle a grandi, elle a bien 1 m. 20 puisque moi j'ai plus d'un mètre de tour. Elle est logée dans mon gros boyau etelle est bien grosse comme mon coude. Sa tête est toute petite, effilée. C’est certainement une tête comme celle d’un gros serpent. Elle a son dard, je le tiens comme s'il était dans ma main (la malade montre alors son poing fermé pour indiquer la grosseur de la tête et faire sortir son pouce entre l'index et le médius pour simuler son dard). À l'endroit de la panse, elle est bien plus grosse. Elle est comme le gros du bras. Sa panse est là (hypochondre droit). Oh ! je l’ai bien étudiée, reprend la malade, elle me fait des méchancetés et puis elle remue. Quand elle était jeune, elle me montait jusqu’à la gorge et elle voulait sortir par le haut, mais je lai replacée ; je l’ai purgée avec de l’aloës, puis je lui ai donné des « bonnes choses », des beefsteacks, des sirops. Elle était contente et elle a engraissé et moi aussi. Oh ! elle n'aime pas l’aloës, cela la fait se vider. Et puis la nuit elle dégorge, elle vomit et je l’entends ; et moi je vomis des glaires, des eaux. Ca file et je suis obligée de les tirer de ma bouche avec mes doigts. Quand elle remue, je sens ses mouvements qui sont comme des