‹ Les Délires de Zoopathie interneChapitre 5 sur 35 · SOU ES · texte numérisé non relu

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croyance, leur tendance à accepter l'absurde, constituent aux yeux du médecin comme aux yeux du poète un saisis= sant contraste avec l'ambiance des choses.

Mais la croyance erronée a évolué, elle s’est essayée à. rentrer dans le cadre du possible et les grands démoniaques sont devenus rares.

Une variété de possédés au petit-pied, tout aussi encombrants et souvent plus dangereux, bien qu’elle s'offre moins par sa nature à l'observation et aux méditations de la masse, a pris la place dela démonomanie. Aux démons ont succédé les bêtes et une classe de Possédés zoopathes s’est constituée avec son recrutement tout spécial en milieu débile.

Ces exemples sporadiques de délires autrefois épidémiques sont suivant la forte expression de notre Maître, M. le D' Dupré « comme les spécimens actuels de cette paléonto-psychologie que nous révèle au cours des âges la Psychiätrie appliquée à l'étude de l'Histoire ».

C'est à la suite de plusieurs cas de possession animale observés dans le service de notre Maître, que sur ses conseils nous avons entrepris cetté étude.

Etablir l'existence des « Zoopathies internes » et justifier ce terme, préciser les analogies de ces délires avee les Démonomanies, constater l’idée de ‘possession animale dans un grand nombre de maladies mentales, et lorsqu'elle formera par sa prédominance un véritable délire de possession, retracer les phases de son évolution, essayer encore de résoudre la question des origines et des conditions de développement des Zoopathies internes, tel sera

le but de notre modeste travail.

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