‹ Les Délires de Zoopathie interneChapitre 6 sur 35 · CHAPITRE PREMIER HISTORIQUE · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER HISTORIQUE

FANS

La Bibliographie de la Possession est immense. Aussi bien n’avons-nous pas à l’établir ici, et devons-nous nous consacrer à l’étude de la possession animale. Or, dans cette masse de documents scientifiques ou extra-scientifiques accumulés par les siècles, la place de la possession zoopathique est des plus restreintes. Comment s’en étonner ! L’individu qui se croyait rongé par un animal ou porteur d’un serpent ne participait à aucun titre au merveilleux, il n'avait rien qui pût émouvoir l'imagination des foules, rien qui püt mettre en branle l’attirail judiciaire ou religieux, son cas, rentrait en définitive, dans les cas d’observation banale. Il en était tout autrement des démonomaniaques, victimes de la colère céleste précédant celle des hommes. De plus, en prenant certaines précautions on pouvait croire à là possibilité d'éviter la pénétration animale, mais que faire contre l'esprit qui s’insinuait, fluide impondérable, par lorifice le plus caché! Telle doit être la cause de la rareté des faits publiés concernant la possession animale. En outre, de la crainte d’être le jouet du démon, l’homme crédule tirait les principaux éléments de la future possession. Les faits de possession démoniaque intéressaient encore le peuple entier, la possession zoopathique n'avait l’oreille que d’un petit nombre de médecins, considérée même par certains comme se rapportant à des cas de mystification vulgaire.

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