L’ASCENSION
Couvent de la Verna.
Castello, qui est composée avec la même recherche de la symétrie.
Le groupe des Apôtres, quoique exécuté avec un peu de monotonie, est supérieur au groupe des Apôtres de la Verna.
Il convient de classer dans le même groupe d’œuvres, mais à une époque plus tardive, le Retable de Memmenano, qui représente la Descente du Saint-Esprit sur les Apôtres.
L’ASSOMPTION du Musée de Città di Castello.
ŒUVRES D’ANDREA
La collection A. Rothschild possède depuis peu une très belle œuvre des Délia Robbia, un tympan provenant d’une église de Faenza, qui représente l’Archange Saint Michel tenant un glaive d’une main et de l’autre une balance, dans les plateaux de laquelle sont placées les âmes des fidèles. M. Anselmo Anselmi, qui a publié une gravure de cette œuvre dans VArchivio storico dell’arte (1895, p. 444), l’attribue à Luca délia Robbia; mais je serais plutôt porté à la considérer comme une œuvre d’Andrea. Le Saint Michel a les longs cheveux bouclés si caractéristiques de la manière d’Andrea (Annonciation, Vierge adorant,
Madone de la Cintola de la Verna, Anges de Montepulciano, Anges du Couronnement de Sienne, Saint Sébastien du Camposanto d’Arezzo, Anges de l’Annonciation de l’Hôpital des Innocents, etc.). Le petit ornement, une tête de chérubin ailée, qui est placé sur la cuirasse de Saint Michel et que M. Anselmo Anselmi considère comme un ornement familier à Luca, ne se trouve pas dans les œuvres de ce maître, tandis qu’on le voit dans une œuvre des dernières années de ]a vie d’Andrea, dans la Résurrection de l’Académie des Beaux Arts. Il sert aussi à décorer la chape de Saint Louis, à la Loggia di San Paoïo. Si on compare le Saint Michel de la collection Rothschild
avec les œuvres de Luca, on ne trouve pas de grands points de ressemblance. Soit dans les Anges du Tabernacle de Peretola ou de la Résurrection du Dôme, soit dans les Vertus de San Miniato qui, étant de date plus récente, sont un meilleur terme de comparaison, nous voyons un style différent et, en particulier, une manière plus simple de modeler la chevelure et d’indiquer les plumes des ailes.
M. Anselmo Anselmi dit que ce tympan provient de l’église Saint Michel Archange de Faenza et qu’il a été fait en 1475. Je ne sais pas si cette date est certaine, mais elle paraît concorder assez bien avec le style de l’œuvre. Le Saint Michel a, en effet, les plus grands rapports avec l’Ange de l’Annonciation de la Verna, œuvre d’Andrea faite vers la même époque. Ce sont les mêmes traits, les mêmes cheveux retombant sur le cou en longues boucles frisées et le même luxe de détails dans le dessin des plumes des ailes.
Ce que je dis ici n’est pas pour diminuer le mérite de cette œuvre, que je considère comme une des plus séduisantes qui soit sortie de l’atelier des Délia Robbia.
Dans l’art de la terre cuite il n’existe pas d’œuvre plus belle que la Visitation de l’église San Giovanni Fuorcivitas de Pistoie. Elle est le plus souvent attribuée à Fra Paolino, maître dont on ne connaît aucune œuvre sculptée. Mais en l’absence de tout document, il est bien plus logique de l’attribuer à Andrea. Les draperies très souples et très larges, le dessin irréprochable des formes et l’expression des visages, où apparaissent tant d’amour et tant de respect, nous rappellent les plus belles parties des œuvres d’Andrea que nous étudions en ce moment.
ŒUVRES D’ANDREA
M. Allan Marquand 1 attribue ce groupe à Luca. Il est vrai que la beauté de cette œuvre peut justifier
l’attribution aux maîtres les plus illustres, mais il semble