ENFANTS DE LA CANTORIA
Musée du Dôme.
les plus importants et les plus beaux de la série. Dans le Sonum tubæ, trois grands jeunes gens soufflent dans de longues trompes, tandis qu’en avant court une sarabande de petits enfants. De même, dans le Tympanum, deux enfants sautent en cadence, pendant qu’au second plan des enfants plus âgés jouent du tympanum. Ce sont là des œuvres absolument exquises, d’une science admirable dans l’art de grouper les figures et de les faire mouvoir. Ce sont les plus savants reliefs de la Cantoria.
J’ai réservé toutefois, pour les citer les derniers, les deux reliefs du Psalterium et de la Cithara , parce que dans ces reliefs Luca tente de dire, non plus seulement le mouvement et les jeux de la jeunesse, mais encore les mystères du cœur. Dans les jeunes filles de Ghiberti on trouve des formes aussi jeunes, aussi gracieuses, aussi belles, mais leur âme ne semble pas s’ouvrir encore à la vie, elles sommeillent, et elles n’ont pas ce sourire attirant, ces grands yeux rêveurs, qui vont droit à notre âme et la prennent tout entière.1